Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a espéré jeudi que la nouvelle administration américaine comprenait que toute tentative de parler à la Biélorussie en position de force était sans perspective.
"J'ai plus d'une fois insisté sur l'importance des relations avec les Etats-Unis et j'espère que la nouvelle administration des Etats-Unis se rend compte que parler avec nous en position de force, en empruntant le langage des sanctions, est sans perspective", a-t-il déclaré devant le parlement, en présentant son message annuel au peuple biélorusse et à l'Assemblée nationale.
"Nous n'avons jamais caché notre intérêt pour la normalisation des relations politiques avec les Etats-Unis, persuadés qu'il serait mutuellement avantageux de rétablir la coopération économique et commerciale jusqu'au niveau d'avant l'introduction des sanctions qui approchait un milliard de dollars", a poursuivi le chef de l'Etat biélorusse.
Les rapports entre Minsk et Washington s'étaient aggravés en novembre 2007, après le blocage par les Etats-Unis des comptes du groupe pétrochimique public Belneftekhim et de ses filiales.
Plus tard, Minsk avait conseillé à l'ambassadrice américaine, Karen Stewart, de quitter la Biélorussie "pour consultations" et recommandé à l'ambassade US de réduire ses effectifs.
La Biélorussie protestait ainsi contre l'introduction par les Etats-Unis de mesures économiques restrictives à son égard.
Quoi qu'il en soit, les relations Minsk-Washington enregistrent dernièrement des progrès. En 2008, les Etats-Unis ont annulé temporairement les sanctions économiques à l'encontre du groupe pétrochimique public Belneftekhim. D'autre part, les ambassadeurs américain en Biélorussie et biélorusse aux Etats-Unis ne sont pas encore rentrés dans leurs pays d'affectation.
