Au début des années 2000, la Russie avait proposé un accord international portant sur la création d'un système de préavis au sujet des activités sous-marines des principales puissances navales (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne).
Des mémorandums appropriés ont été signés avec les commandements français et britannique.
"Dans le cadre de cet accord, une partie informerait les autres de la localisation de ses forces sous-marines pour empêcher l'entrée dans cette zone de navires et de sous-marins étrangers, ce qui imposera des limites à la circulation des sous-marins dans l'Océan mondial", a expliqué le militaire.
Les Américains sont les principaux adversaires de cet accord. "Les Etats-Unis refusent de signer cet accord car il supposerait le contrôle des activités de leurs sous-marins qui représentent la principale force de frappe américaine", a estimé le vice-amiral russe.
Le 20 mars, un sous-marin et un navire de débarquement américains sont entrés en collision dans le détroit d'Ormuz, blessant 15 marins. Près de 90.000 litres de carburant ont été déversés dans la mer.
Début février, deux sous-marins nucléaires, le britannique Vanguard et le français Le Triomphant sont entrés en collision dans l'océan Atlantique, sans faire de victimes.
D'après le vice-amiral, cette dernière collision "n'a rien d'étonnant". Des collisions auront toujours lieu, en raison du "caractère dissimulé des activités des sous-marins. En fin de compte, cela se solde par des incidents tragiques", a estimé Oleg Bourtsev.
Selon le vice-amiral russe, même les alliés de l'OTAN ne peuvent coordonner les activités de leurs flottes sous-marines, ce qui constitue un nouvel argument en faveur d'un accord international.