La signature mardi, d'un mémorandum d'intention entre l'allemand Siemens et le russe Rosatom, en vue de créer une coentreprise de production d'équipements pour le nucléaire civil, leur permettra d'occuper des positions d'avant-garde sur le marché mondial, a annoncé mercredi à RIA Novosti un porte-parole de Siemens.
"Quatre semaines après l'invitation du premier ministre Vladimir Poutine nous avons accompli un pas important vers le resserrement de notre coopération en signant cet accord", a-t-il indiqué mercredi à RIA Novosti, citant les PDG des deux sociétés, Peter Löscher (Siemens) et Sergueï Kirienko (Rosatom, groupe public gérant les industries et les sites nucléaires russes).
Selon la source, M.Löscher espère la signature d'un accord définitif "en mai au plus tard".
Le 3 février, rencontrant le président de Siemens, le premier ministre russe lui a proposé de passer de la réalisation de "projets ponctuels" avec Rosatom dans le domaine de l'énergie nucléaire à un partenariat plein format.
L'accord, selon Siemens, prévoit le développement de la technologie russe des réacteurs nucléaires à eau pressurisée (VVER). D'autre part, la coentreprise se penchera sur le marketing et les ventes, ainsi que sur la construction de nouvelles centrales, la modernisation et l'amélioration de la capacité des sites existants.
D'après l'interlocuteur de l'agence, dans la nouvelle coentreprise Rosatom détiendra 50% plus une action. Le représentant du consortium allemand a fait ressortir les perspectives encourageantes de la coopération Siemens-Rosatom, compte tenu du fait que près de 400 centrales nucléaires, avec un investissement global de plus de 1.000 milliards euros, devraient être construites dans le monde d'ici 2030.