Russie-UE: la crise gazière dynamise les relations (député russe)

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L'actuelle crise gazière stimule le développement des relations entre la Russie et l'Union européenne (UE), a estimé jeudi lors d'une conférence de presse à RIA Novosti le président du Comité pour les Affaires internationales de la Douma (Chambre basse du parlement russe), Konstantin Kossatchev.
MOSCOU, 15 janvier - RIA Novosti. L'actuelle crise gazière stimule le développement des relations entre la Russie et l'Union européenne (UE), a estimé jeudi lors d'une conférence de presse à RIA Novosti le président du Comité pour les Affaires internationales de la Douma (Chambre basse du parlement russe), Konstantin Kossatchev.

"Je suis persuadé que l'actuelle crise gazière constituera un très sérieux facteur d'assainissement dans les relations entre la Russie et l'UE. Tous nous apprenons maintenant à apprécier à sa juste valeur l'immense potentiel de coopération qui n'est pas réalisé. Trop souvent, nous y sommes revenus à la case départ. J'ai l'impression que tant la Russie que l'UE commencent à s'en rendre compte", a indiqué le parlementaire.

Mardi dernier, Gazprom a essayé de reprendre le transit du gaz vers l'Europe via l'Ukraine que la Russie a dû suspendre en raison de l'interception par Kiev des gazoducs de transit.

Le gaz russe a été livré par la station de Soudja, mais ne s'est pas retrouvé dans le système de transport de l'Ukraine et n'est par conséquent pas parvenu aux consommateurs européens. Selon le porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov, le gaz russe destiné à l'exportation vers l'Europe qui restait dans les gazoducs après la rupture du transit par Kiev a tout bonnement été volé.

M.Kossatchev s'est rendu ce mois de janvier à Bruxelles et à Strasbourg et a rencontré le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering et les leaders de tous les grands groupes d'eurodéputés.

"La quasi totalité de nos interlocuteurs dans les couloirs européens du pouvoir nous ont dit qu'ils tiraient également des leçons des événements en cours, qu'ils tiraient des enseignements de leur propre évaluation de la situation en 2006", a indique le député.

Et d'expliquer qu'ils "se rendent compte qu'à l'époque, soit il y a trois ans, ils n'ont pas réservé l'attention nécessaire aux obligations de l'Ukraine, en tant que pays de transit".

"Se concentrant exclusivement sur les engagements de la Russie, en tant que pays fournisseur, nos partenaires européens ont en quelque sorte posé une bombe à retardement et n'ont pas pu empêcher une réédition de la crise mais sous une forme beaucoup plus grave", a rappelé M.Kossatchev.

En janvier 2006, faute de contrat sur les prix du gaz pour l'Ukraine, Gazprom avait décidé l'interruption des livraisons à l'Ukraine, ce qui avait provoqué une brève suspension de l'acheminement du gaz russe vers l'Europe, alors que Kiev s'était mis à siphonner le gaz, déjà vendu aux Européens.

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