"A la veille du sommet, on entend des revendications de certains membres de l'UE appelant à punir la Russie, à introduire des sanctions contre elle, à créer une coalition antirusse. Néanmoins, nous espérons que la raison l'emportera sur les émotions, et que les leaders de l'UE auront la force de refuser une évaluation unilatérale du conflit et en donneront une évaluation objective et indépendante, tout comme sur les causes de son déclenchement", a indiqué M. Nesterenko dans une conférence à RIA Novosti.
L'armée géorgienne est intervenue dans la nuit du 7 au 8 août dernier en Ossétie du Sud pilonnant Tskhinvali, la capitale. Les tirs géorgiens ont fait des centaines de morts. Pour protéger les civils dont la plupart se sont vus attribuer des passeports russes, Moscou a riposté par une opération militaire de grande envergure visant à "contraindre la Géorgie à la paix", avant de retirer ses troupes, le 22 août, sur les positions antérieures au conflit.
Le président russe Dmitri Medvedev a signé le 26 août les décrets reconnaissant l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud par rapport à Tbilissi et a demandé au ministère russe des Affaires étrangères de lancer les négociations sur l'établissement de liens diplomatiques avec ces républiques.