"Si vous me demandez ce qui me préoccupe... Les ambitions de l'Ukraine sont justes et élevées. Quoi qu'il en soit, le problème est qu'elles (ces ambitions) se heurtent de temps à autre à un financement insuffisant. On n'a tout simplement pas suffisamment d'argent pour réaliser ces ambitions réformatrices. C'est un élément important bien qu'il ne soit pas le seul", a indiqué le secrétaire général de l'Alliance sans préciser cependant quels autres éléments préoccupaient Bruxelles.
L'Ukraine, ancienne république soviétique, s'est fixé l'objectif stratégique d'intégrer l'Alliance atlantique et l'Union européenne (UE), mais s'est vu refuser l'inclusion au Plan d'action pour l'adhésion (MAP) établi par l'OTAN lors du sommet otanien de Bucarest en avril 2008. L'examen de cette question, qui suscite de nombreuses réticences à Moscou et a largement contribué à la dégradation des relations bilatérales, a été reporté à décembre prochain.
Selon les sondages d'opinion, effectués en avril dernier, plus de la moitié des Ukrainiens sont hostiles à l'adhésion du pays à l'OTAN et pas plus qu'un tiers de la population y est favorable.
Début juin, la Douma (chambre basse du parlement russe) n'avait pas exclu la possibilité de dénoncer l'accord d'amitié, de coopération et de partenariat entre l'Ukraine et la Russie (" grand traité" russo-ukrainien) en cas d'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, démarche qu'elle interpréterait comme dénonciation unilatérale du document.
L'accord d'amitié, de coopération et de partenariat entre l'Ukraine et la Russie a été signé à Kiev le 31 mai 1997 et est entré en vigueur le 1er avril 1999.