"Toute tentative de la partie géorgienne visant à utiliser la force pour résoudre les conflits ou à faire usage de la violence à l'encontre des soldats russes de la paix et des citoyens russes se trouvant sur le territoire de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud provoqueront une riposte adaptée et vigoureuse", lit-on dans un communiqué du ministère russe.
Le ministère assure que les soldats de la paix russes se trouvant en Géorgie dans la zone du conflit continueront à l'avenir à exercer leur mission en vertu de leurs engagements internationaux.
Cependant, "l'accroissement en nombre des troupes géorgiennes à proximité des zones de conflit ainsi que les menaces d'utilisation de la force armée, de plus en plus fréquentes ces derniers temps, font obstacle aux missions des soldats russes de la paix. Cette situation oblige les militaires à mettre en place de nouveaux postes afin de garantir leur propre sécurité et de maintenir la paix dans la zone", poursuit le communiqué.
"Une telle situation a rendu nécessaire l'augmentation des effectifs russes dans la zone du conflit, dans les limites imparties par les accords internationaux intervenus au sein du Conseil des chefs d'Etat de la CEI", conclut le document.
L'ancienne république autonome d'Abkhazie a proclamé son indépendance envers la Géorgie après la chute de l'URSS en 1991. Des affrontements meurtriers ont opposé les Abkhazes aux forces militaires géorgiennes à partir de 1992 et n'ont cessé qu'après l'intervention d'une force internationale de maintien de la paix constituée de soldats russes en vertu d'une décision spéciale de la CEI. Les négociations entre la Géorgie et la république autoproclamée d'Abkhazie, qui réclame la reconnaissance internationale de son indépendance à l'égard de Tbilissi, ont été interrompues en 2006.