L'association, présidée par Sakae Gorai, l'ancien maire de la ville de Shari (île d'Hokkaido), souhaite soumettre cette proposition au gouvernement japonais, afin que cette question soit soulevée lors du sommet du G8 qui se déroulera du 7 au 9 juillet près du lac de Toya (île d'Hokkaido, Japon).
Selon les écologistes, des études conjointes doivent impérativement être menées afin de lutter contre l'augmentation des températures des eaux du sud de la mer d'Okhotsk, à la suite de la rapide fonte de la calotte glaciaire qui régule l'écosystème de la planète.
L'association souhaite également obtenir une réduction du volume des déchets produits, en raison du récent développement des infrastructures des Kouriles du Sud.
Tokyo estime que les Kouriles du Sud (Shikotan, Itouroup, Kounachir et Habomai) ont été occupées illégalement par l'Union soviétique à la fin de la seconde Guerre mondiale et considère leur restitution comme une condition sine qua non de la signature du traité de paix avec la Russie.
Bien qu'il ait officiellement renoncé, par le Traité de San Francisco, à tout droit sur les îles Kouriles, le Japon affirme que le document ne précise pas quelles îles sont concernées par la dénomination "îles Kouriles".
Moscou affirme que les quatre îles font partie des Kouriles, alors que le Japon les considère comme des extensions de l'île d'Hokkaido, et les appelle Territoires du Nord.
Ces îles présentent un intérêt stratégique pour la Russie, car elles permettent le libre-accès à l'océan Pacifique des navires en provenance de Vladivostok.