"Etant donné le fait que le rôle du biocarburant dans le secteur énergétique mondial ne cesse de croître, les pays qui disposent de surfaces ensemencées suffisantes pour garantir les volumes nécessaires (de matières premières pour la production d'énergie) verront augmenter leur place dans ce domaine. Parmi ces pays, la Russie, à n'en pas douter, jouera un rôle particulier", a indiqué le président rencontrant mardi les responsables de la Douma.
Selon le chef de l'Etat russe, ces pays ne sont pas nombreux. Parmi eux, il a cité les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, le Brésil et la Russie.
"Dans cet ordre d'idée, j'attire votre attention et celle du gouvernement sur une question très importante, celle de la circulation des terres agricoles. Cette question est tout aussi importante pour nous que celle de l'utilisation des hydrocarbures", a noté Vladimir Poutine.
C'est en ces termes qu'il a commenté l'intervention du président de la Douma, Boris Gryzlov, qui avait estimé que sur les 20 millions d'hectares de terres agricoles en jachères ou abandonnées en Russie, 10 millions pourraient être utilisés pour la production de biocarburant.
En Europe, la composante bio dans le carburant automobile doit s'élever à 6% au moins d'ici 2010, a rappelé M. Gryzlov. Pourtant, l'Europe ne dispose pas de surfaces agricoles suffisantes. "Nous devons récupérer ce marché, pour fixer nos conditions non seulement dans les livraisons de pétrole et de gaz mais aussi dans celles de biocarburant", a noté le président de la Douma. "Pour nous, il s'agit d'une possibilité réelle", a-t-il ajouté.