La nuit dernière à Belgrade, une action de protestation contre la proclamation unilatérale de l'indépendance du Kosovo a dégénéré en désordres massifs. Des centaines de personnes ont souffert et le feu a été mis à l'ambassade des Etats-Unis. Quand le feu a été éteint, un corps carbonisé a été découvert dans le bâtiment de l'ambassade.
"Je ne pense pas qu'ils (les Américains) puissent transférer du Kosovo en Serbie une partie de leurs forces pour protéger leurs représentations diplomatiques", a supposé l'expert.
"Ils (les Américains) se rendent bien compte que s'ils entrent sur le territoire de la Serbie, ils essuieront des pertes chaque jour", a poursuivi M. Ivachov, ajoutant qu'une telle démarche se solderait par un "autre Irak" pour l'administration des Etats-Unis.
Selon l'expert, la Maison-Blanche se livrerait plutôt à une "politique cynique" à l'égard de la Serbie, en recourant, par exemple, à un embargo économique, au gel des comptes en banques, à des restrictions de la circulation des Serbes à travers l'Europe, etc.
Selon l'expert, la manifestation de protestation de la veille à Belgrade n'a été orchestrée ni organisée par une force extérieure.
"Ni la Russie ni aucun autre pays ne sont impliquées", a estimé le président de l'Académie des problèmes géopolitiques.
Auparavant l'ancien ambassadeur américain aux Nations Unies et actuel conseiller à l'Etat-major électoral de Hilary Clinton, Richard Holbrooke avait déclaré que "les Russes se tenaient" derrière les troubles de Belgrade.
Le ministère russe des Affaires étrangères (MID) a qualifié de déplacés ces propos de l'homme politique américain.