La compagnie nationale atomique du Kazakhstan s'est entendue mercredi avec Kansai Electric Power, Nuclear Fuel Industries et Sumitomo Corporation sur la régénération du combustible nucléaire usagé et de l'uranium non conditionné, lit-on jeudi dans le quotidien Nezavissimaïa gazeta.
L'uranium "secondaire" régénéré au Kazakhstan reviendra au Japon. Les atomistes russes estiment que, pour l'instant, ces accords ne représentent aucune menace pour les intérêts de la Fédération de Russie qui prétend également au retraitement le combustible nucléaire usagé,
Pour le Kazakhstan, les accords signés signifient l'accroissement des livraisons de combustible nucléaire sur le marché japonais prometteur. Kazatomprom prévoit de devenir une compagnie verticalement intégrée, et pas seulement un fournisseur d'uranium naturel. L'accord signé avec les Japonais lui permettra d'organiser au sein de l'usine métallurgique d'Ulba (usine UMZ construite en 1949) une modernisation technologique inédite au Kazakhstan", ont annoncé les spécialistes de la compagnie nationale au quotidien Nezavissimaïa gazeta.
19% des réserves d'uranium prouvées dans le monde se trouvent sur le territoire du Kazakhstan, soit environ 1,5 million de tonnes. Le Kazakhstan prévoit d'exporter 15.000 tonnes d'uranium sur le marché mondial à l'horizon de 2010.
"Le combustible nucléaire retraité contient beaucoup de "bon" uranium, qui peut de nouveau être utilisé après l'évacuation des produits de fission "nuisibles". C'est pourquoi les Japonais ont longtemps cherché l'endroit pour organiser la régénération de leur combustible", ont expliqué les atomistes russes.
Pour l'instant, l'indépendance technologique du Kazakhstan n'effraie pas la Russie, car, ne possédant pas son propre cycle d'enrichissement, Astana devra utiliser les entreprises russes du Centre international d'enrichissement à Angarsk pour assurer la régénération totale de l'uranium japonais. "Les capacités d'enrichissement de l'uranium et ses ressources naturelles constituent le principal déficit du nucléaire civil mondial. Quant aux capacités de fabrication de combustible, elles ne manquent pas aujourd'hui et ne fonctionneront jamais à plein rendement même dans les scénarii les plus optimistes impliquant la construction de nouvelles centrales nucléaires, ont expliqué les experts.
Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.
MOSCOU, 27 décembre - RIA Novosti.