Le Slovène Boris Frlec, qui devait présider la mission d'observation du BIDDH en Russie, s'est rendu à Moscou à la mi-novembre pour "consulter la Commission centrale électorale et le ministère des Affaires étrangères avec lesquels il a concerté les paramètres et le calendrier de sa mission, et il est reparti satisfait", a raconté M. Lavrov lors d'un point de presse à Washington.
"Mais le lendemain matin, le directeur du BIDDH qui revenait de Washington a annoncé sa décision personnelle de ne pas envoyer d'observateurs aux élections russes", a-t-il poursuivi.
"Chacun est libre de tirer ses conclusions", a résumé le ministre russe.
M. Lavrov a rappelé que d'autres organisations, telles que l'Assemblée parlementaire de l'OSCE, l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), l'Organisation de la Conférence islamique et l'Assemblée parlementaire de la CEI, enverraient leurs observateurs.
Onze partis sont en lice pour les élections législatives qui auront lieu le 2 décembre prochain en Russie. Le parti pro-présidentiel Russie unie arrive en tête des sondages et devrait obtenir plus de la moitié des sièges à la Douma (chambre basse du parlement russe). Le président Vladimir Poutine qui conduit la liste électorale de Russie unie a affirmé à maintes reprises qu'il ne briguerait pas un troisième mandat présidentiel consécutif, dans le respect de la Constitution, mais il entretient le flou sur son avenir politique.
La semaine dernière, le BIDDH, structure de l'OSCE chargée d'observer les élections, a renoncé à envoyer ses observateurs en Russie se plaignant des nombreuses contraintes administratives, notamment concernant les visas.