"De nombreuses personnes perdent leur sang froid et affirment que les conversations téléphoniques sont connues de tous et qu'elles sont diffusées à la radio", a fait remarquer M. Saakachvili lors d'une rencontre avec la population dans la ville de Kakheti.
Hier, le parquet général géorgien a transmis à la presse l'enregistrement des conversations téléphoniques réalisées dans le cadre de l'enquête ouverte contre l'oligarque Badri Patarkatsichvili, accusé d'activités antigouvernementales. Une conversation entre deux employés de la chaîne Imedi a notamment été diffusée lors de la conférence de presse.
"Il n'y a pas lieu de paniquer. Je suis le premier défenseur du droit à la vie privée. Personne ne fera intrusion dans la vie personnelle, les affaires de famille et l'activité politique", a déclaré M. Saakachvili.
"L'opinion doit être convaincue que les gens ordinaires qui n'enfreignent pas la loi n'encourent aucun problème [�] En revanche, si un individu cherche à trahir la patrie ou accomplir des actes criminels, qu'il ne se vexe pas, l'Etat va se défendre et le peuple en sera informé", a poursuivi M. Saakachvili.
Concernant les récents événements de novembre à Tbilissi, le président a affirmé que "le pays se [trouvait] à la croisée des chemins: soit il ira de l'avant, soit il replongera dans les années 90".
"Le gouvernement a été obligé de prendre des mesures adéquates afin d'empêcher les troubles, tout en ayant conscience que ces opérations n'étaient pas populaires", a-t-il conclu.