"Dans les jours qui viennent, 20 experts et plus tard encore 50 observateurs du BIDDH de l'OSCE seront envoyés en Russie", a annoncé vendredi à RIA Novosti une source au siège de l'OSCE à Vienne.
"Malheureusement, les délais sont trop courts, et les observateurs du BIDDH devront se concentrer sur la dernière étape de la campagne électorale", a déploré l'interlocuteur de RIA Novosti.
La veille, le directeur du BIDDH de l'OSCE Christian Strohal s'est dit mécontent de la décision de Moscou de limiter à 70 personnes le nombre d'observateurs de l'OSCE aux prochaines élections législatives en Russie.
"Il s'agit d'une tentative pour limiter le travail professionnel et indépendant des observateurs aux élections", a-t-il notamment déclaré jeudi lors d'une conférence de presse à Vienne.
Auparavant, Igor Borissov, membre de la Commission électorale centrale (CEC) de Russie, avait déclaré à RIA Novosti que l'inquiétude de l'administration des Etats-Unis et de l'OSCE au sujet de la limitation du nombre d'observateurs internationaux aux futures élections à la Douma (Chambre basse du parlement russe) de cinquième législature était sans fondement et que, pour éviter tout soupçon de corruption et de partialité, les observateurs assumeraient eux-mêmes les frais de leur séjour en Russie.
Selon le représentant de la CEC, il est prévu d'inviter 300 à 400 observateurs, ce qui est "tout à fait suffisant pour suivre le déroulement des élections et les évaluer".