Ossétie du Sud: Moscou peut faire beaucoup pour régler le conflit (Bourdjanadze)

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MOSCOU, 31 juillet - RIA Novosti. Si la Russie joue un rôle positif, même neutre, le conflit en Ossétie du Sud peut être réglé en quelques mois de manière à ce que toutes les parties y gagnent, a déclaré mardi, dans une interview au quotidien Vremia novosteï, la présidente du parlement géorgien Nino Bourdjanadze.

Une commission d'Etat pour la définition du statut de l'Ossétie du Sud au sein de la Géorgie a été créée la semaine dernière sur décision du président géorgien Mikhaïl Saakachvili. Elle comporte le ministre d'Etat, le ministre des Affaires étrangères, les responsables de plusieurs ministères et départements de Géorgie, des représentants d'organisations non gouvernementales ossètes et les dirigeants du "gouvernement alternatif" sud-ossète avec à sa tête Dmitri Sanakoïev.

"Nous avons jugé nécessaire de proposer à la Russie de participer à cette commission pour qu'elle soit mieux au courant de la situation. Si la Russie veut jouer un rôle de médiateur, elle doit le faire savoir. Même si elle ne participe pas à la commission pour l'instant et la rejoint ensuite, cela nous conviendra aussi", a fait remarquer Nino Bourdjanadze.

La Russie refuse de participer à cette commission, car, comme l'a déclaré l'ambassadeur russe en Géorgie, Viatcheslav Iakovenko, Moscou attache une très grande importance à la recherche d'un accord entre les deux parties, considérant que le conflit ne peut être réglé sans cela.

Le gouvernement d'Ossétie du Sud refuse catégoriquement de participer à la commission d'Etat géorgienne, car il la considère, selon le ministre des Affaires étrangères de la république non reconnue Mourat Djioïev, comme "absolument injustifiée".

Depuis le conflit armé de 1990-1992 avec l'Etat géorgien, l'ancienne région autonome d'Ossétie du Sud (région de Tskhinvali) sur le territoire de la Géorgie tente d'accéder à l'indépendance, mais n'a pas été reconnue sur le plan international.

Le gouvernement géorgien tente de définir le statut autonome de cette région au sein d'un Etat géorgien uni, compte tenu de l'expérience européenne. Tbilissi propose à l'Ossétie du Sud une large autonomie au sein de la Géorgie.

Le statut politique proposé est en train d'être élaboré par un groupe de travail du gouvernement géorgien, des experts internationaux et le chef de l'administration provisoire de l'Ossétie du Sud, Dmitri Sanakoïev, nommé à ce poste par le président géorgien Mikhaïl Saakachvili.

Les dirigeants de la république non reconnue d'Ossétie du Sud dirigée par Edouard Kokoïty ont maintes fois rejeté les propositions de Tbilissi, déclarant qu'ils souhaitaient édifier un Etat indépendant.

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