Secteur bancaire: PwC voit les pays émergents dépasser ceux du G7 en 2050 (Vedomosti)

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MOSCOU, 4 juillet - RIA Novosti. Le secteur bancaire de la Russie et d'autres pays émergents - Chine, Inde, Brésil, Indonésie, Mexique et Turquie - rattrapera et dépassera dans 43 ans les systèmes bancaires des pays du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie et Canada) pour la somme des crédits accordés, indice principal du développement du système bancaire, selon une étude du cabinet d'audit PricewaterhouseCoopers (PwC) sur le secteur de la banque à l'horizon 2050.

Selon les conclusions des analystes de PwC, la somme des crédits accordés dans les pays émergents pourrait constituer, dès 2025, environ la moitié de cet indice des "Sept", et le dépassera vers 2050. Citons à titre de comparaison qu'en 2004 les banques des sept pays émergents (E7) ont accordé 4.200 milliards de dollars de crédits, contre 30.000 milliards pour celles du G7. Au milieu du siècle, la situation changera et les pays émergents devanceront les pays développés pour la somme des crédits accordés: avec respectivement 98.000 et 83.000 milliards de dollars. Les banques russes accorderont à leurs clients 5.000 milliards de dollars, prévoit PwC.

"Aujourd'hui, le portefeuille de crédit des banques chinoises dépasse de 10 fois les chiffres russes. Selon les prévisions, le PIB de la Chine s'accroîtra plus rapidement que le PIB russe, mais, malgré cela, vers 2050, les indices de la Chine devraient toujours dépasser ceux de la Russie de 10 fois", fait remarquer l'auteur de l'étude, Gordon Latimir, partenaire chez PwC.

La réforme bancaire se poursuit peu à peu en Russie, les banques apparaissent dans les régions, la demande de services pour les particuliers augmente considérablement (prêts immobiliers, crédits à la consommation), poursuit M. Latimir. Le renforcement de ces tendances permettra à la Russie de porter le secteur bancaire à l'horizon 2050 au niveau des pays européens développés.

Le secteur bancaire russe accuse un retard considérable non seulement sur l'Europe occidentale et les Etats-Unis, mais aussi sur les pays d'Europe de l'Est et les pays baltes, estime Olga Vesselova, analyste de Troïka Dialog. L'indice principal du développement du marché financier - la somme des actifs par rapport au PIB - constitue en Russie 52,4%, alors qu'en France les actifs dépassent le PIB de 50%, et en Italie de 100%. Cet indice s'élève à 70% en Pologne, 100% en République tchèque et 140% en Lettonie.

Les taux d'accroissement de la population en Asie et en Amérique latine sont élevés, et le PIB de certains pays est inférieur à celui de la Russie, par conséquent, leurs perspectives de croissance sont meilleures, ajoute Mikhaïl Matovnikov, directeur général d'Interfax-TsEA.

Les marchés financiers sont très instables, et n'importe quelle crise pourrait renverser les pronostics de PwC, estime M. Matovnikov. Il est selon lui impossible de prévoir le développement du système bancaire pour les 43 ans à venir.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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