"Si l'on ne parle que des territoires, les choses n'avanceront pas. La discussion sur le problème territorial n'aboutira que s'il y a en même temps développement de la coopération économique sur divers axes", écrit l'agence Kyodo citant le chef de la diplomatie japonais qui prend part à la conférence sur l'Irak organisée dans la ville égyptienne de Sharm El-Cheikh.
Au Japon on pense que le président russe, Vladimir Poutine, et le premier ministre nippon, Shinzo Abe, aborderont ce problème "en marge" du sommet du G8 qui se tiendra en juin prochain à Heiligendamm (Allemagne).
Une entente à ce sujet était intervenue jeudi dernier à Moscou au cours des pourparlers entre le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Aso, et son homologue russe, Sergueï Lavrov.
La préparation du prochain sommet figure à l'ordre du jour de la rencontre des chefs des diplomaties russe et japonaise qui aura lieu à Moscou le 17 mai. Le même sujet sera débattu le 29 mai à Tokyo au cours d'une réunion tenue au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères des deux pays.
La Déclaration conjointe de l'URSS et du Japon en date du 19 octobre 1956 avait mis fin à l'état de guerre entre les deux pays, cependant un traité de paix n'a toujours pas été signé en raison de la divergence des positions sur la délimitation de la frontière d'après-guerre.
La partie japonaise revendique des îles des Kouriles du Sud: Kounachir, Itouroup, Chikotan et le petit chapelet des Kouriles, invoquant le Traité russo-japonais sur le commerce et les frontières de 1855, reconnaissant l'appartenance de ces îles au Japon.
De son côté, Moscou se déclare disposé à entamer des négociations sur la base de la Déclaration conjointe de 1956, ratifiée par les parlements des deux pays et dans lequel il est stipulé "qu'après la signature du traité de paix la Russie sera prête a examiner la question d'une remise éventuelle au Japon de l'île de Chikotan et de l'archipel des Habomai.