Les grands moyens d'information argentins annoncent que les "nouvelles nationalisations" annoncées par Hugo Chavez se sont traduites par une dégringolade record sur le marché boursier à Caracas.
Vendredi l'indice vénézuélien IBVC a perdu 1,6% pour tomber à 42.572 points, ce qui constitue un record sur les marchés régionaux.
L'indice financier de ce pays latino-américain a également régressé de 3%.
Les actions des banques privées Mercantil, Banesco et Venezolano de Credito, faisant partie du groupe financier espagnol Bilbao Vizcaya Argentaria, ont subi les baisses les plus importantes.
Les actions de la société énergétique Electricitad de Caracas ainsi que celles de la compagnie Siderurgica Venezolana (Sivensa) elles aussi ont fortement été dépréciées.
Le président de la banque Venezolano de Credito, Oscar Mendoza, a déclaré que la politique économique et financière poursuivie par la direction vénézuélienne pourrait provoquer le délabrement du pays.
"On a l'impression que la gestion autoritaire par un seul homme conduit à la destruction du pays", a-t-il dit en ajoutant que le gouvernement Chavez cherche à dissimuler l'état réel de l'économie nationale.
"L'inflation en avril s'est chiffrée à 1,4%, ce qui est le double de ce qu'elle avait été le mois précédent. En dépit d'un contrôle rigoureux exercé par l'Etat, la pénurie alimentaire et la hausse des prix des denrées attestent l'inefficacité du modèle économique de développement de l'Etat choisi par le gouvernement", a dit le banquier. Celui estime que la nationalisation des 39 banques vénézuéliennes privées pourrait provoquer une crise financière.
Cette semaine Hugo Chavez avait annoncé que les banques privées devaient accorder au secteur industriel vénézuélien des crédits à des taux minorés. "Si les banques ne sont pas d'accord avec cela, alors nous les nationaliserons et elles commenceront à oeuvrer au développement du pays et cesseront de spéculer et de réaliser des profits faramineux", avait déclaré le chef de l'Etat vénézuélien.