"Notre correspondant a essayé de déposer ses papiers à l'ambassade pour obtenir son visa et aller dès aujourd'hui à Tallinn où il voulait tourner l'arrivée de la délégation de la Douma russe dans la capitale estonienne", a annoncé à RIA Novosti l'animatrice du journal hebdomadaire politique de la chaîne, Marianna Maksimovskaïa.
Selon Mme Maksimovskaïa, les personnes qui ont accueilli l'équipe de tournage tôt dans la matinée devant l'ambassade lui ont expliqué qu' "il y là assez de journalistes sans vous" et qu'"ils ne laisseraient personne passer à l'ambassade".
La journaliste a alors essayé de parler au téléphone au leader de Nachi, Vassili Iakemenko.
"Il m'a expliqué que c'était lui qui décidait qui passerait à l'ambassade car c'était lui qui représentait la société civile, avant de raccrocher brusquement", a noté la journaliste de RenTV.
Résultat, l'équipe de tournage a raté son avion et n'a pas pu aller en Estonie. "C'est révoltant", s'indigne-t-elle.
La journaliste a promis de déposer plainte auprès de la Chambre civile (analogue russe du Conseil économique et sociale français), de l'Union des journalistes de Russie, de la Direction de Police, ainsi que de la mairie de Moscou et de l'Assemblée législative de la ville, "pour comprendre qui donne le ton à Moscou".
"Nous ne croyons pas possible de rompre le blocus de l'ambassade que nous tenons plus de deux jours déjà au nom de ces personnes", peut-on lire dans la déclaration de Nachi consacrée à cet incident et publiée sur le site web du mouvement.
Plusieurs organisations et mouvements de jeunes de Russie manifestent depuis quelques jours devant l'ambassade estonienne pour protester contre le transfert du monument au Soldat libération du centre de Tallinn et l'ouverture des tombes des 13 soldats soviétiques morts en libérant l'Estonie de l'occupation nazie en 1944.