Dépister la maladie le plus tôt possible
De nouvelles méthodes de diagnostic génétique-moléculaire des stades précoce et post-symptôme ont été élaborées par des employés de l'Institut de génétique médicale du Centre de recherche de Tomsk relevant de l'Académie de médecine de Russie.
Les marqueurs génétiques conçus par les chercheurs aident à savoir à quelles maladies le sort a préparé l'individu et à déterminer la prédisposition héréditaire aux thromboses veineuses, à l'hypertension artérielle, à l'asthme bronchique et aux complications de la grossesse. Au moyen de cette méthode il est possible aussi d'obtenir des données sur la prédisposition de l'individu aux maladies cardio-vasculaires. Les recherches génétiques permettent de réduire au minimum les manifestations nocives d'un gène déficient et de contrôler l'état de santé longtemps avant que la maladie ne se manifeste.
La nouvelle méthode est déjà mise en pratique. Pour déterminer si un patient possède des variantes génétiques défavorables, il suffit de soumettre le sang à une analyse d'information génétique. Une fois muni d'une information concernant ses gènes, l'individu peut être averti des risques qui peuvent l'attendre tout au long de son existence.
16 brevets pour le lin russe
La chose est surprenante, mais il y a un siècle la Russie couvrait 85% du marché mondial du lin. Actuellement le lin russe le cède au lin chinois meilleur marché même sur le marché national. Des chercheurs de l'Institut de la chimie des solutions relevant de l'Académie des sciences de Russie à Ivanovo, en Russie centrale, entendent redonner au lin russe sa compétitivité et sa renommée d'antan.
De l'avis du chercheur Andreï Moryganov, le problème réside dans le fait que le lin à fibre longue, celui qui sert à la confection des tissus, ne représente que 10% de la production totale de lin en Russie. La fibre courte en représente 20%, on l'utilise pour la fabrication de l'étoupe et de la toile de bâche grossière. Le reste, c'est en quelque sorte du déchet.
Les chercheurs de l'institut d'Ivanovo ont réussi à rendre concurrentiel le lin à fibre courte. 16 brevets ont été obtenus pour les nouvelles technologies qui ont permis la création d'une gamme étendue de tissus nouveaux. Par exemple, un mélange de 70% de laine et de 30% de lin associe les meilleures qualités des deux fibres. La ouate et les tampons confectionnés avec du lin "de rebut" sont d'une qualité plusieurs fois supérieure aux mêmes articles en coton. Avec du lin à fibre courte on peut fabriquer des non-tissés utilisés dans l'industrie pétrolière ainsi que la cellulose, cette matière première pour la production de la poudre.
Les chercheurs ont également trouvé le moyen d'utiliser les tiges de la plante. La technologie qu'ils ont mise au point permet de fabriquer des panneaux écologiquement propres pour la fabrication de meubles et de structures pour le bâtiment. Le matériau est pratiquement inusable, il ne pourrit pas et résiste même à l'appétit des rongeurs.
Les développements des chercheurs d'Ivanovo n'ont pas d'analogues dans le monde. L'un d'eux a récemment été honoré du Grand Prix du VIIe Salon international moscovite de l'innovation et des investissements, devançant les grands favoris des secteurs militaire, spatial et énergétique.
Le business russe soutient la recherche
Depuis l'an 2000, quelque deux mille chercheurs russes ont bénéficié d'une aide de la Fondation de concours à la recherche , créée par trois grands hommes d'affaires russes: Oleg Deripaska, Roman Abramovitch et Alexandre Mamout. Au cours de cette période la fondation leur a versé 15 millions de dollars de subventions.
Le directeur général de Roussal et président du directoire de la société Bazovy element, Oleg Deripaska, entretient des contacts très étroits avec l'Académie des sciences de Russie (RAN). Maxime Kagan, directeur exécutif de la fondation et membre correspondant de la RAN, a indiqué que l'académie avait décidé de créer le centre de recherche Bazovy element dont la mission sera de se pencher sur les problèmes liés à la fabrication de l'aluminium, à l'énergie et à l'écologie.
Des subventions sont attribuées à des chercheurs d'âges et de grades scientifiques divers. Pour les académiciens on a institué la nomination "Chercheurs éminents de la RAN", c'est-à-dire des gens qui dans leur domaine ont fait d'importantes découvertes et continuent de travailler activement. Cette année des subventions ont été allouées aux académiciens Boris Bounkine, concepteur des missiles S-125, S-200 et S-300, Alexeï Fridman, qui avait prédit les satellites d'Uranus et les gigantesques tourbillons dans les galaxies (par la suite tout cela avait été découvert), Alexandre Lissitsyne, spécialiste de la géologie marine qui à trente reprises a effectué des plongées à bord du bathyscaphe Mir, Mikhaïl Bogolioubov, éminent spécialiste de la langue perse, Gueorgui Gueorguiev, généticien, ayant créé un vaccin génétique antitumoral.
L'influence des marais sibériens sur le climat de la Terre
De par sa superficie (environ 10 millions de kilomètres carrés), la Sibérie est comparable à l'Europe et représente un composant de poids du système climatique global. Les particularités des changements climatiques en Sibérie ont une incidence sur l'ensemble de la planète. Les chercheurs de l'Institut de surveillance des systèmes climatiques et écologiques de la section sibérienne de la RAN ont observé qu'en Sibérie les écarts par rapport aux "normes climatiques" avaient diminué au cours du siècle dernier. Cependant, dans certaines régions le réchauffement était plus rapide que dans les autres zones de la planète.
On associe le réchauffement du climat aux rejets de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. La Sibérie présente un intérêt particulier pour l'estimation de la pénétration dans l'atmosphère de gaz à effet de serre d'origine naturelle. Ici l'apport des immenses écosystèmes marécageux de la Sibérie est substantiel. Par exemple, l'étude du Grand marais de la Vassiougan (53.000 kilomètres carrés), l'un des plus vastes au monde, a permis de révéler plusieurs nouveaux effets climatiques.
Par rapport aux territoires avoisinants, la température de l'air au-dessus du système tourbeux-marécageux est de 2 à 4 degrés plus élevée en hiver-printemps et plus basse en été-automne. Les études satellitaires ont révélé que cette différence se maintenait jusqu'à une altitude de 8-10 kilomètres.
Un autre effet étudié dans le Grand marais de la Vassiougan est lié au bilan des gaz de serre dans l'écosystème tourbeux-marécageux (les gisements de tourbe y ont de 3 à 5.000 ans d'âge). Il est notoire que l'assimilation du gaz carbonique par la végétation est quantitativement supérieure aux courants de gaz carbonique et de méthane dégagés dans l'atmosphère par les marais. Ce qui signifie que le bilan des gaz de serre est positif. Selon les estimations des experts, le bilan positif des gaz à effet de serre dans le Grand marais de la Vassiougan se maintiendra au moins jusqu'en 2080. Les chercheurs estiment que le signe du bilan pourrait finir par changer du fait de la pauvreté relative de la végétation dans cette zone.