LE CONSEIL DE SECURITE OUVRE DES CONSULTATIONS SUR LE FUTUR STATUT DU KOSOVO

S'abonner
Le Conseil de sécurité ouvre demain des consultations sur le futur statut du Kosovo, dont le plan a été élaboré par le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU Martti Ahtisaari.
Le Conseil de sécurité ouvre demain des consultations sur le futur statut du Kosovo, dont le plan a été élaboré par le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU Martti Ahtisaari.
Les débats seront évidemment laborieux, estime notre observateur politique Edouard Sorokine, en raison de la trop grande différence des positions des parties. Ainsi, la Serbie demande de protéger sa souveraineté et son intégrité territoriale, formellement le territoire du Kosovo faisant encore partie de la République. Mais les Albanais ethniques, qui représentent 9O% de ses habitants, en préconise l’indépendance. Belgrade propose au Kosovo une autonomie élargie dans le cadre de la Serbie.
Le plan de Martti Ahtisaari se base sur « la souveraineté sous réserves ». Pendant un certain temps , le Kosovo ne pourra pas devenir membre de l’ONU et n’aura pas le droit de créer une armée régulière. Des garanties de sécurité seront accordées à la minorité serbe, et les citoyens de Serbie pourront accéder librement aux lieux saints sur le territoire du Kosovo. Mais globalement, le plan Ahtisaari envisage d’octroyer de facto l’indépendance à ce territoire.
L’examen préalable de l’avenir du Kosovo a déjà commencé. Dans l’Union Européenne il n’y a pas de consensus sur ce problème, ce qui a été dit par le ministre slovaque des Affaires étrangères Ian Kubish, ayant participé dernièrement à la rencontre informelle des chefs de la diplomatie des 27 membres de l’Union. Kubish a souligné que l’opinion de l’UE devrait se baser sur une approche concertée.
Moscou occupe dans ce problème une position argumentée, qui se base sur les normes et les principes du droit international, protégeant la souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les pays. Cela se rapporte pleinement aux documents du Conseil de sécurité sur l’ex-Yougoslavie, notamment à la résolution 1244 sur le Kosovo.
La Russie souhaite que se poursuivent les efforts diplomatiques et les négociations, visant à définir le statut du Kosovo . Il n’y a pas longtemps, elle proposait d’envoyer dans ce territoire une mission du Conseil de sécurité pour qu’elle prenne connaissance de la situation sur place. Si le vote sur le futur statut du Kosovo a prochainement lieu au Conseil de sécurité, la Russie n’appuiera que la solution qui arrange les deux parties – aussi bien les Serbes que les Albanais. Le détachement du Kosovo de la Serbie risque de provoquer des collisions graves sur le plan politique et sur celui du droit international : il créera un précédent, dont les conséquences dangereuses sont évidentes. Il appartient donc à l’ONU de peser tous les « pour » et les « contre ».
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала