Le vice-président de Saudi Aramco, Ali El-Adjmi, qui a signé le document pour la partie saoudienne, s'est félicité de l'arrivée sur le marché du royaume "d'une puissante organisation russe, possédant ses propres technologies d'avant-garde ainsi qu'une grande expérience du travail tant en Russie qu'à l'étranger". Il a également exprimé l'espoir que ce premier contrat conclu par un maître d'oeuvre russe pour la construction d'ouvrages pétrogaziers en Arabie saoudite "marquera le début d'une coopération à long terme réciproquement avantageuse entre les deux compagnies".
La réalisation de ce projet permet donc au business russe d'effectuer une percée sur ce marché foncièrement nouveau pour lui et qui est le plus porteur du Proche-Orient. Au cours des cinq années à venir l'Arabie saoudite entend investir au minimum 70 milliards de dollars dans la réalisation de projets pétrogaziers. Au cours des 15-20 années à venir Ryad investira au total 1.000 milliards de dollars.
L'oléoduc Sheib-Abqaiq, long de plus de 200 kilomètres, devrait être mis en chantier au mois de juin. Les travaux dureront un an et demi. Il traversera le désert du Roub al Khali, le plus vaste du pays, tristement célèbres par ses températures record, ses sables mouvants et ses tempêtes de poussière.
Le projet, dont le coût est évalué à plus de 100 millions de dollars, sera entièrement réalisé par la société russe. La main-d'oeuvre sera fournie tant par la Russie que par d'autres pays.