Le diplomate russe a tenu ces propos lors d'un entretien avec des journalistes à l'issue d'une rencontre avec le sous-secrétaire d'Etat américain, Nicholas Burns.
"L'impression est donnée que la prudence initiale laisse la place à un plus grand intéressement. Je pense que le nombre de partisans cette idée va augmenter très rapidement", a-t-il dit.
Cette semaine la Russie a exhorté le Conseil de sécurité de l'ONU à faire le point sur la réalisation du mandat de l'ONU au Kosovo et à envoyer à ces fins une mission à Pristina et à Belgrade.
Le diplomate russe vient d'avoir à Londres et à New York des rencontres consacrées au statut du Kosovo la veille de l'examen, prévu le 3 avril, du rapport du représentant spécial du secrétaire général de l'ONU, Martti Ahtisaari, par le Conseil de sécurité.
"Le but de cette mission consiste à voir de visu ce qui se passe réellement sur place. D'un côté, on nous soumet un rapport optimiste sur le plein respect des standards démocratiques, mais de l'autre nous voyons bien que les communautés ethniques vivent séparément et ne communiquent pas entre elles", a dit Vladimir Titov.