"Ces nouvelles sanctions ne lèsent pas nos intérêts. Les restrictions proposées ne portent pas sur les contrats signés auparavant et n'en limitent même pas le financement, y compris par l'intermédiaire des compagnies qui figurent même sur la liste des sanctions", a précisé le délégué permanent de la Fédération de Russie auprès de l'Organisation des Nations Unies.
Et d'ajouter que les sanctions en question ne s'étendront que sur de nouveaux contrats avec l'Iran.
Vitali Tchourkine a aussi fait remarquer que, dans ce nouveau projet de résolution, les restrictions sur les fournitures d'armes à l'Iran étaient exprimées "sous forme d'appel" (appel aux Etats membres à "faire preuve de vigilance et de retenue" dans la fourniture à l'Iran de toute une série d'armements comme les chars, hélicoptères d'assaut et avions de combat).
Le nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'Iran prévoit notamment des sanctions contre treize entités dont trois
liées aux corps des Gardiens de la révolution (Pasdaran), ainsi que quinze
personnalités, dont sept responsables des Pasdaran, impliquées dans les programmes nucléaire ou balistique iraniens, dont les "fonds, avoirs financiers et ressources économiques" à l'étranger étaient gelés.
Comme la résolution 1737, le texte invoque l'article 41 de la Charte de
l'ONU, qui autorise des sanctions économiques et commerciales mais exclut
l'usage de la force.