Si tout se passe comme prévu, le 17 mars prochain, la composition de ce gouvernement d'union nationale qui regroupe tant des représentants du "camp modéré" que des islamistes, refusant toujours de reconnaître l'Etat d'Israël, sera soumise à l'approbation du Conseil législatif palestinien (parlement).
La formation d'un gouvernement de coalition venant se substituer au cabinet à parti unique des islamistes a permis de faire baisser la tension interpalestinienne risquant à tout moment de dégénérer en guerre civile.
Quoi qu'il en soit, on ne sait toujours pas si ce nouveau gouvernement pourra finalement obtenir la levée des sanctions politiques et économiques que la communauté internationale avait imposées l'année dernière à l'Autorité palestinienne dans une tentative d'obliger le gouvernement, issu du Hamas, à "déradicaliser" sa plateforme idéologique.
Israël a d'ores et déjà déclaré qu'il refusait de traiter avec le nouveau gouvernement palestinien tant que celui-ci ne reconnaîtrait pas à l'Etat hébreu le droit d'exister, ne renoncerait pas à la violence et n'accepterait pas à respecter les ententes palestino-israéliennes enregistrées auparavant.