CEINTURE DE SECURITE ANTI-DROGUE AUTOUR DE L’AFGHANISTAN

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Les responsables du service russe de contrôle des stupéfiants ont discuté cette semaine de la création d’une ceinture de sécurité autour de l’Afghanistan, principal producteur mondial d’héroïne.
Les responsables du service russe de contrôle des stupéfiants ont discuté cette semaine de la création d’une ceinture de sécurité autour de l’Afghanistan, principal producteur mondial d’héroïne.
Tous les voisins de la République islamique d’Afghanistan et les organes de l’ordre de la Russie, de l’UE et des Etats-Unis devraient faire en sorte que l’exportation de l’héroïne de ce pays devienne impossible.
Plusieurs experts mettent cependant en doute l’application de ce plan. Ecoutons Igor Khokhlov, de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales de l’Académie des sciences de Russie.
L’idée de créer une ceinture de sécurité autour de l’Afghanistan n’est pas nouvelle , dit Igor Khokhlov. Elle comporte deux aspects- pratique et politique. Sur le plan pratique, elle est réalisable. C’est à dire, qu’on peut isoler l’Afghanistan du reste du monde pour empêcher le passage des stupéfiants à opium, tout d’abord d’héroïne. Nous l’avons déjà vu à l’exemple de l’Iran, où les mesures prises ont permis d’exclure les arrivages d’opium et des drogues qui le contiennent depuis l’Afghanistan. En ce qui concerne la coopération avec les services spéciaux des Etats-Unis, les chances sont moindres. Nul n’ignore que la production d’opium et, par conséquent, d’héroïne a considérablement augmenté en Afghanistan depuis le début de leur opération antiterroriste. Nous ne sommes pas sûrs dans ces conditions que les services spéciaux américains sont réellement disposés à coopérer dans la lutte contre les stupéfiants.
L’effort principal dans la lutte contre la production et la propagation des stupéfiants depuis l’Afghanistan incombe à ses voisins – les pays membres de l’Organisation du Traité de sécurité collective, qui comprend la Russie, l’Arménie, la Biélorussie, la Kirghizie, le Kazakhstan et le Tadjikistan. Le secrétaire général de cette organisation Nikolai Borduja estime que son objectif primordial est de livrer une lutte sans merci à la contrebande de stupéfiants. D’après lui, les pays tels que l’Inde, le Pakistan et l’Ukraine prennent également une part active aux mesures appliquées par l’Organisation dans ce domaine. Nikolai Borduja a déploré l’absence de coopération avec les forces de l’OTAN, déployées en Afghanistan.. Conscients de la menace croissante du trafic de drogue, nous avons proposé à l’Alliance en 2OO3 un plan d’actions conjointes. Nous attendons toujours sa réponse, a déclaré Nikolai Borduja.
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