LA COOPERATION BILATERALE RUSSO-FRANCAISE SE DEVELOPPE BIEN

S'abonner
Une conférence, consacrée au développement des rapports économiques et commerciaux entre la
Une conférence, consacrée au développement des rapports économiques et commerciaux entre la France et la Russie, s’est tenue à Paris à l’initiative de l’organisation influente « Le dialogue franco-russe », regroupant des représentants des milieux d’affaires et de grandes personnalités publiques des deux pays. Notre observateur Valentin Dvinine écrit à ce propos.
Au cours de leurs rencontres et négociations, qui se tiennent régulièrement depuis automne 2OOO, les présidents russe et français Vladimir Poutine et Jacques Chirac ont déclaré à plusieurs reprises que les rapports économiques et commerciaux bilatéraux sont en deçà de leurs possibilités. Aussi ont-ils posé pour objectif de porter ces rapports au niveau élevé de leurs contacts politiques. La conférence russo-française, qui vient d’avoir lieu au Palais du Luxembourg, résidence du Sénat français, a montré que cet objectif est sur le point d’être atteint.
Le fait que le chiffre d’affaires bilatérales a triplé au cours de ces 5 dernières années en est la preuve, écrit notre observateur. L’année dernière, il a atteint 13 milliards de dollars, et le volume des investissements français dans l’économie russe a doublé entre 2OO3 et 2OO5.
La France n’est pas la seule à s’intéresser au vaste marché russe. Le flux des capitaux étrangers en Russie a représenté l’année dernière 42 milliards de dollars, grâce notamment à la croissance de l’économie russe et à sa plus grande fiabilité. Les réserves de l’or et des devises en Russie se chiffrent aujourd’hui à près de 3OO milliards de dollars. En 2OO6, la Russie a remboursé 22 milliards de ses dettes extérieures, dont une grande partie avant terme.
En matière d’investissement dans l’économie russe, les compagnies françaises sont obligées de réparer les occasions manquées, de rattraper leurs concurrents d’Allemagne, d’Italie et même de la petite Autriche, écrit Valentin Dvinine.
Beaucoup a déjà été fait dans ce domaine, et les perspectives sont encourageantes. Les accords de coopération dans le développement de l’infrastructure de transport, comprenant la participation des sociétés françaises à la construction d’une autoroute express Moscou –St. Petersbourg et d’une ligne de TGV, signés l’année dernière, prévoient à eux seuls des travaux pour près de IO milliards de dollars. Il est significatif, que le nombre des entreprises françaises opérant sur le marché russe avoisine 5OO.
Il a été souligné à la conférence au Palais du Luxembourg que les rapports inter-régionaux des entreprises françaises et russes pourraient contribuer au développement de la coopération. Aussi le gouvernement français a même pris une décision, aux termes de laquelle la Russie devient un partenaire privilégié en matière de liens inter-régionaux.
Parmi les domaines prioritaires de coopération économique, poursuit notre observateur, on pourrait citer les hautes technologies, l’aéronautique et l’Espace, définis comme les grands axes des rapports économiques russo-français déjà au moment des premières rencontres Poutine-Chirac comme leaders de leurs pays. Aujourd’hui, ces intentions sont traduites dans des projets concrets. Parlant à la conférence du « Dialogue russo-français », l’ambassadeur de la Russie en France Alexandre Avdéev a noté que des entreprises russes prennent une part active aux livraisons de biens d’équipement pour les « Airbus », fabriqués en France, et ont des chances de figurer en perspective parmi leurs principaux producteurs.
Le diplomate russe a mis l’accent sur la coopération bilatérale dans l’Espace, rappelant le projet d’utilisation du cosmodrome français de Kourou pour le lancement d’engins spatiaux à l’aide des « Soyouz » russes. L’ouverture d’un pas de tir pour le lancement de ces fusées, adaptées aux conditions du climat équatorial, devrait avoir lieu en février en Guyane française. Selon Alexandre Avdéev, ce projet témoigne d’une qualité nouvelle du partenariat bilatéral.
Ce partenariat, qui suppose un degré de confiance élevé entre nos pays, écrit pour conclure notre observateur, est aussi réciproquement avantageux. Au sens propre du terme. La Russie et la France se proposent d’utiliser le cosmodrome de Kourou non seulement pour leurs recherches scientifiques, mais aussi pour le lancement d’appareils commerciaux de pays tiers. Evidemment, pas gratuitement. Des clients se sont déjà manifestés. Selon les calculs des spécialistes, chaque lancement leur reviendra à environ 5O millions de dollars, qui ne seront superflus ni pour Moscou, ni pour Paris.
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала