Les avions Tu-154 et Tu-134 retirés du service d'ici 5 ans

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Le ministre russe des Transports, Igor Levitine, a annoncé samedi à Saint-Pétersbourg que les avions Tu-154 et Tu-134 seraient retirés du parc des compagnies aériennes russes d'ici cinq ans.
SAINT-PETERSBOURG, 17 février - RIA Novosti. Le ministre russe des Transports, Igor Levitine, a annoncé samedi à Saint-Pétersbourg que les avions Tu-154 et Tu-134 seraient retirés du parc des compagnies aériennes russes d'ici cinq ans.

"Les Tu-154 et Tu-134 seront retirés des parcs des compagnies aériennes chargées du transport des passagers. Ils en ont encore pour cinq ans. La Russie compte actuellement près de 270 avions de ce type et ne peut pas les remplacer pour l'instant", a-t-il relevé.

Igor Levitine préside la commission d'enquête chargée d'étudier les origines du crash du Tu-154 de la compagnie aérienne Pulkovo Airlines qui s'est produit le 22 août dernier en Ukraine et qui a fait 170 morts.

Si les résultats de l'enquête rendus publics samedi dénoncent une erreur de pilotage, une étude supplémentaire du comportement des appareils en question a été réalisée à plus de 12.000 m d'altitude pour conclure à la nécessité de durcir les exigences techniques pour les avions nouvellement conçus, a précisé le ministre.

"Nous n'avons pas d'autre voie à suivre que celle d'améliorer la préparation des pilotes et de suivre les recommandations de la commission", a par ailleurs déclaré M. Levitine.

Un Tu-154 de la compagnie aérienne russe Pulkovo Airlines qui effectuait une liaison entre Anapa, station balnéaire au bord de la mer Noire, et Saint-Pétersbourg s'est écrasé le 22 août dernier à 44 km au nord de Donetsk, en Ukraine. Le crash a tué 160 passagers, dont 49 enfants, et 10 membres de l'équipage. Après avoir étudié les origines du crash, la commission d'enquête a mis en cause l'équipage de l'appareil.

"En contournant les zones orageuses et de turbulence, l'équipage a perdu la maîtrise en tangage de l'appareil qui a dépassé les limites autorisés des angles d'attaque. La perte de contrôle de la vitesse et le non-respect des règles antidécrochage auxquels s'ajoutait le manque de cohésion de l'équipage n'ont pas permis d'éviter le pire", a annoncé la commission d'enquête dans un communiqué rendu public samedi.

"Piloté en mode manuel, l'appareil a dépassé l'angle d'attaque critique et a décroché pour descendre en vrille et entrer en contact avec le sol à une grande vitesse verticale", a-t-elle précisé.

La commission d'enquête a par ailleurs dénoncé la faible préparation des pilotes qui n'avaient pas pu s'entraîner à piloter l'appareil en mode manuel à des hautes altitudes "en absence de simulateurs d'entraînement appropriés".

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