S.Iastrjembski : les problèmes touchant le partenariat énergétique entre la Russie et l’Union Européenne peuvent être réglés

S'abonner
Vous êtes à l’écoute de la « Voix de la Russie! L’état, les difficult
Vous êtes à l’écoute de la « Voix de la Russie ! L’état, les difficultés et les moyens pour les surmonter au cours de la préparation des documents pour un nouvel accord de coopération entre la Russie et l’UE qu’on prévoit de signer l’année prochaine – c’est de cela qu’il a été question à la conférence de presse de Sergueï Iastrjembski, représentant du président de Russie pour les relations avec l’UE, organisée mardi à Moscou par le journal « Komsomolskaïa pravda ». Notre correspondant Igor Yazon a été parmi les journalistes…
Le conseiller du président russe a commencé tout d’abord par noter qu’au cours de la préparation du texte du futur Accord, l’UE examinait tout le spectre de ses rapports avec la Russie et ne tenait malheureusement pas toujours compte de nouvelles réalités de l’économie russe et de ses ambitions élevées tout à fait fondées. Naturellement, cela ne peut pas arranger la partie russe. A ce propos M.Iastrjembski a dit « qu’il ne fallait pas regarder tout le temps dans le rétroviseur ». Les problèmes de partenariat énergétique entre les deux parties tiennent une place importante dans la préparation de l’Accord…
Il est parfaitement évident que l’UE est intéressé surtout à ouvrir ces pourparlers parce qu’elle souhaite saturer ce nouvel accord avec la Russie de contenu pour ainsi dire énergétique. Cela répond, d’ailleurs, pleinement à l’approche de la Russie de ce futur accord, a remarqué M. Iastrjembski. L’UE veut que les rapports entre les deux parties dans la sphère de coopération énergétique soient durables, sans crises, transparents, fondés sur les mêmes principes et attitudes et ce qui est essentiel – ne soient pas discriminatoires. Pour cette raison et compte tenu des cas conflictuels avec l’Ukraine et la Biélorussie, la Communauté Européenne veut éviter des situations pareilles à l’avenir. De là viennent de hautes exigences et de grandes attentes envers ce nouvel accord, notamment, pour sa partie énergétique.
D’ailleurs, a estimé M. Iastrjembski, ces pourparlers ne promettent pas d’être faciles. Il suffit de rappeler le veto imposé à leur ouverture par la Pologne sous prétexte du problème avec la viande exportée en Russie. Ils ne seront non plus faciles parce que chaque partie va défendre au maximum ses intérêts dans des sphères où nous coopérons. De cette façon, la Russie a intérêt à ce que le capital national ait plus de liberté d’actions sur les marchés et dans diverses branches industrielles de l’UE. Hélas, on constate à Moscou que l’activité de capitaux russes au sein de la Communauté Européenne est d’un ordre inférieure à celle, par exemple, des hommes d’affaires de Chine ou de l’Inde. Ces deux pays ont acquis au total dans les pays de l’UE au cours de l’année dernière pour 60-70 milliards de dollars d’actifs, alors que la Russie — seulement pour 10 milliards de $. Il est clair que le business russe veut et peut faire mieux. C’est l’une des tâches que l’Etat russe aura à accomplir pour soutenir les milieux d’affaires nationaux. Et nous sommes en droit d’attendre de nos partenaires européens une levée des barrières, imposées au business russe, y compris dans la sphère énergétique.
La question du correspondant de la « Voix de la Russie » : « Comment expliquer une attitude aussi négative de l’UE envers les perspectives du partenariat énergétique entre la Russie et l’Algérie, dont les bases ont été jetées au cours du récent voyage de la délégation économique russe à Alger ?».
Une réaction tellement vive, surtout dans les médias européens, à ce développement des liens entre la Russie et l’Algérie dans cette sphère est disproportionnée et infondée parce que ne recèle aucune mauvaise surprise pour l’Europe. Cette coopération vise avant tout à établir un partenariat efficace entre nos deux principales compagnies : « Sonatrac » algérienne et « Gazprom » russe, ainsi qu’entre d’autres compagnies. Elle prévoit l’extraction et le transport du gaz en commun, une possibilité d’échanger des actifs. Autrement dit, les parties russe et algérienne discutaient des formes de partenariat, établi depuis longtemps entre le même « Gazprom » et les principales compagnies européennes – allemandes, françaises, italiennes et d’autres. J’attribue, donc, une telle réaction nerveuse de certaines sociétés pétrolières et gazières européennes avant tout à des considérations de concurrence. J’ai l’impression que s’il n’y avait aucun thème négatif, lié à la Russie, on l’aurait inventé. C’est ce que font, d’ailleurs, constamment les médias européens qui ont entrevu dans un rapprochement en sphère énergétique de la Russie et de l’Algérie une menace pour l’UE.
Nous avons évoqué certains extraits de la conférence de presse, donnée à Moscou, par le conseiller du président russe et son représentant spécial pour les relations avec l’UE Sergueï Iastrjembski, centrée sur la préparation d’un nouvel Accord de coopération entre la Russie et l’UE.

Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала