(L'Abkhazie est une république autoproclamée sur le territoire de la Géorgie - ndlr.)
Ladite résolution prévoit notamment la démilitarisation des gorges de Kodori et la signature d'un accord de non-reprise des hostilités entre Tbilissi et Soukhoumi.
M. Bagapch a posé ces conditions la veille, se prononçant au sujet de sa rencontre éventuelle avec M. Saakachvili afin de discuter du règlement abkhazo-géorgien.
Le ministre géorgien des Affaires étrangères, Guela Bejouachvili, s'est déclaré prêt, pour sa part, à rencontrer et à négocier avec les dirigeants abkhaz et ce, sans aucune condition préalable.
"Je suis prêt à n'importe quelle rencontre avec la partie abkhaze, sans aucune condition préalable. Nous avons besoin d'un dialogue direct qui soit orienté vers la réussite. Une rencontre tout court, sans résultat, nous est inutile", a relevé le chef de la diplomatie géorgienne.
Le ministre d'Etat géorgien pour le règlement des conflits, Merab Antadzé, a fait remarquer de son côté que l'accord de non-reprise des hostilités, dont la signature était réclamée par la partie abkhaze, faisait partie de tout un paquet de documents relatifs au règlement du conflit abkhazo-géorgien qui devaient être examinés dans leur ensemble.
"On ne peut pas arracher certaines questions isolées du contexte général du règlement des conflits. L'accord de cessez-le-feu fait partie du paquet de documents qui tendent à un règlement d'ensemble du problème et doivent, par conséquent, être examinés dans leur ensemble, qu'il s'agisse du retour inconditionnel, digne et sécurisé des réfugiés, du développement et de la réhabilitation économiques de la région ou du problème du statut (de l'Abkhazie)", a souligné M. Antadzé.