"C'est un des principaux problèmes rencontrés par la communauté", a-t-il estimé.
"Malheureusement, les pays faisant partie de la CEI ne se sont pas encore déterminés sur ce qu'ils veulent. Voulons-nous un Etat uni, une confédération ou un traité global de sécurité collective, envisageons-nous une union douanière, la libre circulation des personnes ou un régime sans visas?", s'est interrogé l'expert.
Selon lui, de tels objectifs n'ont jamais été assignés à la CEI. "Il se peut qu'ils aient été alors difficilement accessibles mais, une fois posés, ils auraient pu du moins montrer les perspectives de l'organisation", a estimé le chercheur russe.
A titre d'exemple, il a cité l'Union européenne dont l'un des grands avantages, aux yeux de ses habitants, est la liberté de circulation et du choix de son pays de résidence.
"Au contraire, dans les frontières d'un pays qui était il n'y pas longtemps encore uni - l'URSS - nous constatons le durcissement des contrôles frontaliers et douaniers", a estimé l'expert.
Le chercheur a rappelé le problème des républiques autoproclamées dans l'espace postsoviétique - Abkhazie, Ossétie du Sud, Transnistrie et Haut-Karabakh.
"La CEI aurait pu prouver son utilité en proposant des scénarios sérieux pour le règlement de ces problèmes. Malheureusement, à ce jour, ce ne sont pas des problèmes de la CEI mais des problèmes des rapports bilatéraux (au sein de la communauté)", a estimé M. Inozemtsev.
Le Conseil d'experts de RIA Novosti qui regroupe une cinquantaine de politologues, économistes et représentants d'ONG de Russie, des pays de la CEI et baltes, s'est réuni pour la première fois en juin 2006. Il se penche sur la politique de la Russie à l'égard des pays de "l'étranger proche" (issus de l'ex-URSS), la coopération économique, la sécurité et les rapports entre les pays de la CEI et baltes.