Les députés transnistriens ont notamment annulé les arrêtés "Sur la formation de la Confédération moldave" de 1993 et "Sur certains principes de l'élaboration et de l'approbation du projet de Constitution de l'Etat confédératif formé en vertu d'un accord entre la République moldave de Transnistrie et la République de Moldavie" de 2005.
La nouvelle conception de la politique étrangère de la Transnistrie ne prévoit pas la création d'un Etat commun avec la Moldavie, a-t-on expliqué au service de presse du parlement.
Les parlementaires ont en outre tenu compte des résultats d'un référendum organisé en septembre 2006 au cours duquel la majorité absolue des habitants de la région s'étaient prononcés en faveur de la création d'un Etat indépendant, avec son intégration à terme dans la Fédération de Russie.
L'annulation des arrêtés ne signifie toutefois pas que la Transnistrie refuse de mener des négociations avec la Moldavie, a noté Evgueni Chevtchouk, président du parlement local.
"Des négociations pourraient avoir lieu car nous avons des problèmes dans nos rapports avec la Moldavie", a-t-il expliqué.
A son avis, le dialogue entre Tiraspol et Chisinau doit être mené dans le format défini par la législation transnistrienne, c'est à dire en conformité avec la conception de la politique étrangère de la Transnistrie, qui rejette l'éventualité d'un Etat commun avec la Moldavie.
La Transnistrie, zone la plus industrialisée de l'ancienne République soviétique de Moldavie et peuplée aux deux tiers par des Slaves, a proclamé son indépendance envers Chisinau en 1992, après la dislocation de l'URSS et à l'issue de plusieurs mois de combats contre les forces pro-roumaines. Depuis, Tiraspol refuse de reconnaître la souveraineté moldave sur son territoire et applique une politique indépendante, renforcée après le référendum sur l'indépendance en septembre 2006, très largement remporté par les partisans du rapprochement avec la Russie.