Notre observateur Valentin Dvinine vous fera part de quelques unes de ses réflexions avant les fêtes de Noël.
En ces jours qui précèdent Noël la presse française parle comme d’habitude du foie gras, dont la production en France bat dernièrement tous les records des années précédentes. Selon l’AFP, il en a été produit en 2OO5 19 mille tonnes, soit 8OO tonnes de plus qu’en 2OO4. Les choses vont encore mieux au cours de l’année qui s’achève.
Il y a un an, écrit notre observateur, une loi spéciale déclarait le foie gras « patrimoine culturel et gastronomique « de France. 3 mille personnes, occupées dans cette production, garantissent au pays non seulement un prestige international, mais aussi des revenus solides. L’exportation du foie gras dans les pays voisins, comme l’Allemagne et la Grande Bretagne, et dans les pays éloignés, principalement au Japon, rapporte annuellement au Trésor national au moins 3O millions d’euros.
Il est vrai que tous les citoyens français n’ont pas l’occasion d’en goûter, même pendant les fêtes de Noël. Le foie gras n’est pas à la portée de toutes les bourses, et il n’entre pas dans le menu des restos du cœur, alors que le nombre de ceux qui les fréquentent ne cesse de croître.
En ces jours qui précèdent Noël la presse française parle comme d’habitude du foie gras, dont la production en France bat dernièrement tous les records des années précédentes. Selon l’AFP, il en a été produit en 2OO5 19 mille tonnes, soit 8OO tonnes de plus qu’en 2OO4. Les choses vont encore mieux au cours de l’année qui s’achève.
Il y a un an, écrit notre observateur, une loi spéciale déclarait le foie gras « patrimoine culturel et gastronomique « de France. 3 mille personnes, occupées dans cette production, garantissent au pays non seulement un prestige international, mais aussi des revenus solides. L’exportation du foie gras dans les pays voisins, comme l’Allemagne et la Grande Bretagne, et dans les pays éloignés, principalement au Japon, rapporte annuellement au Trésor national au moins 3O millions d’euros.
Il est vrai que tous les citoyens français n’ont pas l’occasion d’en goûter, même pendant les fêtes de Noël. Le foie gras n’est pas à la portée de toutes les bourses, et il n’entre pas dans le menu des restos du cœur, alors que le nombre de ceux qui les fréquentent ne cesse de croître.
Les statistiques, parues en France à la mi-octobre à l’occasion de la Journée de lutte contre la pauvreté, montrent qu’au moins 7, 5 millions de Français ont des revenus inférieurs à ce qui est considérée dans l’Union Européenne comme le seuil de pauvreté. Selon le célèbre sociologue français Serge Paugam, auteur du livre « Formes élémentaires de la pauvreté », « la misère sociale est liée au développement de nombreuses formes de précarité » en France. Par exemple, au travail temporaire ou au fait d’avoir un statut humiliant.
Il y a une quinzaine de jours, poursuit Valentin Dvinine, l’hebdomadaire catholique « La vie » publiait les résultats d’un sondage auprès des Français sur leur attitude envers l’avenir. Il s’est avéré que 48% des personnes interrogées éprouvent une vive inquiétude pour leur avenir, ont peur de rejoindre un jour les rangs des exclus, de devenir des SDF. Parmi les raisons de cette exclusion éventuelle, ils citent le plus souvent le surendettement, la menace de perdre le travail ou de tomber malade.
Il n’est donc pas étonnant que le thème de la lutte contre la pauvreté a occupé une des premières places dans les programmes électoraux des candidats aux présidentielles de 2OO7. Aussi bien de la gauche , que de la droite. La candidate des socialistes français Ségolène Royal a fait de la lutte contre la vie chère la thèse clé de ses discours électoraux. Il lui est certainement plus facile de le faire qu’aux représentants de la droite. Le Parti socialiste se trouve dans l’opposition et n’endosse pas formellement de responsabilité pour la politique sociale du gouvernement, qui suscite le mécontentement de la population.
Le pouvoir exécutif, qui appartient aux centristes de droite, en tient évidemment compte et essaie de démontrer qu’il fait tout son possible pour améliorer la vie des gens, c’est à dire des électeurs. Le 7 décembre, le gouvernement a organisé une conférence avec la participation des représentants du patronat et des syndicats pour discuter des problèmes de l’emploi et du pouvoir d’achat. L’AFP cite dans ce contexte les propos du premier-ministre Dominique de Villepin, qui a reconnu qu’il y avait « un malaise en ce qui concerne les revenus, ainsi qu’un sentiment diffus de déclassement d’une partie de la population » Cependant, au sujet de la promesse des « mesures d’application immédiates », faite par le chef du gouvernement » pour améliorer la situation, les représentants des syndicats, invités à la conférence, ont exprimé des doutes sérieux, qualifiant la rencontre de « coup médiatique ».
Les promesses font toujours partie des campagnes électorales, écrit pour conclure notre observateur, surtout quand celles-ci coïncident avec les fêtes de Noël. Les résultats du prochain scrutin montreront dans quelle mesure les électeurs font confiance aux promesses électorales d’assurer l’emploi et d’augmenter le pouvoir d’achat. Toujours est-il que le foie gras demeure le patrimoine gastronomique national de la France, inaccessible à la grande majorité de sa population.
Il y a une quinzaine de jours, poursuit Valentin Dvinine, l’hebdomadaire catholique « La vie » publiait les résultats d’un sondage auprès des Français sur leur attitude envers l’avenir. Il s’est avéré que 48% des personnes interrogées éprouvent une vive inquiétude pour leur avenir, ont peur de rejoindre un jour les rangs des exclus, de devenir des SDF. Parmi les raisons de cette exclusion éventuelle, ils citent le plus souvent le surendettement, la menace de perdre le travail ou de tomber malade.
Il n’est donc pas étonnant que le thème de la lutte contre la pauvreté a occupé une des premières places dans les programmes électoraux des candidats aux présidentielles de 2OO7. Aussi bien de la gauche , que de la droite. La candidate des socialistes français Ségolène Royal a fait de la lutte contre la vie chère la thèse clé de ses discours électoraux. Il lui est certainement plus facile de le faire qu’aux représentants de la droite. Le Parti socialiste se trouve dans l’opposition et n’endosse pas formellement de responsabilité pour la politique sociale du gouvernement, qui suscite le mécontentement de la population.
Le pouvoir exécutif, qui appartient aux centristes de droite, en tient évidemment compte et essaie de démontrer qu’il fait tout son possible pour améliorer la vie des gens, c’est à dire des électeurs. Le 7 décembre, le gouvernement a organisé une conférence avec la participation des représentants du patronat et des syndicats pour discuter des problèmes de l’emploi et du pouvoir d’achat. L’AFP cite dans ce contexte les propos du premier-ministre Dominique de Villepin, qui a reconnu qu’il y avait « un malaise en ce qui concerne les revenus, ainsi qu’un sentiment diffus de déclassement d’une partie de la population » Cependant, au sujet de la promesse des « mesures d’application immédiates », faite par le chef du gouvernement » pour améliorer la situation, les représentants des syndicats, invités à la conférence, ont exprimé des doutes sérieux, qualifiant la rencontre de « coup médiatique ».
Les promesses font toujours partie des campagnes électorales, écrit pour conclure notre observateur, surtout quand celles-ci coïncident avec les fêtes de Noël. Les résultats du prochain scrutin montreront dans quelle mesure les électeurs font confiance aux promesses électorales d’assurer l’emploi et d’augmenter le pouvoir d’achat. Toujours est-il que le foie gras demeure le patrimoine gastronomique national de la France, inaccessible à la grande majorité de sa population.