"On peut constater que les fournitures de viande et de produits d'élevage à la Russie sont menacées à partir du 1er janvier 2007, étant donné que l'Union européenne n'est pas en mesure de nous garantir la sécurité des livraisons", a déclaré Alexeï Alexeïenko, haut responsable du Service fédéral pour le contrôle sanitaire et phytosanitaire (Rosselkhoznadzor) relavant du ministère de l'Agriculture.
Selon M. Alexeïenko, la Russie avait proposé vendredi à l'Union européenne de créer un système de fournitures provisoires "pour éviter de suspendre le commerce bilatéral". Ce système suppose la signature d'accords bilatéraux entre les services vétérinaires de la Russie et des pays membres de l'Union européenne capables de confirmer la sécurité, la qualité et l'origine des produits.
Tout en avouant que la pratique des accords bilatéraux contredit la législation de l'Union européenne, le responsable russe a noté que les Vingt-Cinq n'avaient pas non plus proposé de solution acceptable.
La Russie a proposé la signature d'accord bilatéraux avec certains pays membres de l'Union européenne, en raison de l'adhésion le 1er janvier prochain de la Bulgarie et de la Roumanie dont les produits d'élevage sont sous le coup d'un embargo russe en raison d'une situation épizootique compliquée dans les pays en question.
"La seule chose que nous a proposée le coordinateur européen avant de procéder à l'audit des services vétérinaires des nouveaux membres, la Roumanie et la Bulgarie, c'est d'accepter les garanties des services vétérinaires des autres pays. En l'absence d'un mécanisme général de contrôle vétérinaire au sein de l'Union européenne, nous ne pouvons pas nous le permettre", a souligné M. Alexeïenko.
A la question de savoir si un compromis de dernière minute était possible avant la fin de l'année en cours, le responsable de Rosselkhoznadzor s'est borné à constater: "A l'issue des négociations, le responsable officiel de l'UE nous avait souhaité joyeux Noël et bonne année".