"Nous avons bien discuté sur le texte (du nouveau projet de résolution sur l'Iran). La rencontre a révélé un certain progrès", a déclaré l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, qui avait indiqué plus tôt que tous les principaux paramètres de la résolution étaient concertés.
Ainsi, le Conseil de sécurité a exprimé sa solidarité sur le fait que les sanctions à l'encontre de Téhéran ne devaient pas s'étendre aux activités concernant l'enrichissement de l'uranium, le retraitement chimique, les projets fondés sur l'eau lourde et la conception de vecteurs d'armes nucléaires.
Quelques points de discorde persistent malgré tout. Moscou proteste notamment contre les restrictions de voyager à l'étranger pour les hauts responsables iraniens. Si la Russie soutient l'idée de geler les actifs des sociétés violant le mécanisme des sanctions, elle estime que cette disposition nécessite une réglementation plus détaillée.
L'ambassadeur français à l'ONU, Jean-Marc La Sablière, a opté quant à lui pour "un rapprochement" des positions, mais s'est abstenu d'annoncer quand les consultations sur le dossier nucléaire iranien devaient reprendre. Les Etats-Unis prône l'introduction immédiate des sanctions, tandis que la "troïka" européenne (Allemagne, France et Grande-Bretagne) espère adopter la résolution avant les vacances de Noël.