RUSSIE-UE : LES PERSPECTIVES DE LA CONCLUSION D’UN NOUVEl ACCORD DE COOPERATION

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La Russie est prête à ouvrir à tout moment les pourparlers sur l’élaboration d’un nouvel accord de partenariat et de coopération avec l’Union Européenne. Mais il ne sera conclu qu’à des conditions mutuellement avantageuses, même si cela demande du temps.
La Russie est prête à ouvrir à tout moment les pourparlers sur l’élaboration d’un nouvel accord de partenariat et de coopération avec l’Union Européenne. Mais il ne sera conclu qu’à des conditions mutuellement avantageuses, même si cela demande du temps. C’est ce qu’a annoncé le vice-ministre des AE de Russie Alexandre Grouchko. Notre observatrice Lada Korotoune reprend le thème.
Les pourparlers sur la conclusion d’un nouvel accord de coopération entre la Russie et l’UE devaient être le grand sujet a leur sommet fin novembre à Helsinki. Or en dépit de leur volonté, les parties n’ont pas pu ouvrir la discussion. Une surprise désagréable a été préparée pour tous par la Pologne qui a opposé son veto, réclamant l’annulation de l’interdit à l’importation de la viande par la Russie. De l’avis du vice-ministre des AE de Russie Alexandre Grouchko, la question sur les livraisons des produits polonais ne doit pas devenir une pierre d’achoppement pour la conclusion d’un nouvel accord de partenariat et de coopération. La Russie est prête à négocier avec la Pologne, a remarqué M. Grouchko.
La partie polonaise est parfaitement au courant de ce qu’il faut faire pour résoudre ce problème. Il faut que la production qui est livrée depuis son territoire réponde aux normes sanitaires russes. Nous n’avons rien à reprocher aux produits de boucherie proprement polonais. C’est différent pour des produits, transitant par le territoire de Pologne vers la Russie, qui sont interdits aussi bien dans notre pays qu’en territoire de l’UE, a expliqué M. Grouchko.
Une autre pierre d’achoppement dans les rapports entre la Russie et l’UE est la Charte énergétique. Sur ce point la Russie est inflexible. Nous n’allons pas signer la Charte énergétique telle qu’elle est actuellement, ni le protocole touchant le transit. Au regard de M. Grouchko, les grands principes de l’interaction énergétique avec les pays de l’UE peuvent être inclus dans la partie principale du futur accord de partenariat stratégique.
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Pour ce qui est du contenu essentiel du nouvel accord, d’après nous, il doit correspondre à la conception de 4 espaces communs. A savoir : réunir des conditions à la formation d’un espace économique commun qui prévoit une libre circulation des marchandises, des capitaux, des services et de la main-d’œuvre. L’autre est l’espace de sécurité intérieure qui nous permettra de relever les nouveaux défis et menaces. Le troisième espace concerne la sécurité extérieure. Là, il s’agit d’une stratégie commune en matière de règlement proche-oriental, de non-prolifération des armes nucléaires, etc. Le quatrième espace porte sur l’interaction dans les domaines de culture, de recherches, de technologies et d’instruction.
Le diplomate russe a estimé qu’il était impossible d’inclure toutes les questions dans un seul document. Pour cette raison des accords additionnels au principal sont indispensables. La Russie et l’UE appliquent déjà l’accord sur le commerce de l’acier, préparent celui concernant le commerce des substances radioactives, prévoient de mettre au point un accord sur les échanges de l’information confidentielle et sur les systèmes de navigation par satellite « Glonas – Galiléo ».
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