« AMNESTY INTERNATIONAL » A DENONCE LA DISCRIMINATION DE LA MINORITE RUSSOPHONE EN ESTONIE

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La Russie préconise l’examen des questions figurant à l’ordre du jour de la
La Russie préconise l’examen des questions figurant à l’ordre du jour de la défense des droits de l’homme sur un pied d’égalité et dans le respect des particularités régionales, nationales, culturelles, religieuses et des traditions historiques des Etats, a-t-on déclaré au MAE de Russie à l’occasion du Jour des droits de l’homme, marqué le 10 décembre. La Russie est, en particulier, préoccupée par la situation dans les pays Baltes où les droits de la minorité russophone sont violés. Ce problème inquiète de plus en plus aussi des institutions internationales des droits de l’homme.
Il y a quelques jours l’organisation internationale des droits de l’homme « Amnesty International » a publié son rapport « Minorités en Estonie : il faut stopper la discrimination ». Les experts de cette institution jouissant de la plus grande autorité ont conclu qu’en Estonie les droits des personnes appartenant à la minorité russophone sont substantiellement limités tant sur le plan linguistique, qu’à d’autres égards.
Ainsi, ils sont discriminés lors de l’embauche au travail à cause des exigences exagérées en matière de connaissance de la langue estonienne. De plus, les Russes sont discriminés sur le plan de l’instruction en langue maternelle. Dans cette optique, on est particulièrement inquiété par la prochaine réforme de l’école russe en Estonie, dont l’objectif est d’enseigner 60% des disciplines en estonien. Les auteurs du rapport concluent que la politique dans la sphère de la langue de Tallinn ne permet pas aux résidents russophones de jouir pleinement des droits économiques, sociaux et culturels. Il faut dire que l’Estonie et la Lettonie voisine se sont habituées à justifier leur politique de discrimination des résidents russophones par ce qu’ils appellent « leur passé soviétique ». L’expert Vladimir Brouter attire, cependant, l’attention à l’évidente contradiction des arguments invoqués.
Personne en Union Soviétique ne privait les Estoniens et les Lettons du droit de faire leurs études, y compris supérieures, en leur langue maternelle. Et encore moins, ne les privait du droit d’avoir un emploi dans des établissements étatiques. A présent, nous voyons une situation parfaitement opposée. On nous dit que les années soviétiques étaient une « occupation », alors qu’en réalité tous les droits de la population de souche étaient respectés. Maintenant il n’y a plus d’« occupation », et la liberté est entière. Et pourtant les droits sont constamment violés. Et si « Amnesty International » se montre, en effet, prête à concourir à la solution dudit problème, ce serait un progrès qui permettrait de protéger les droits de l’homme partout dans le monde et, naturellement, ceux de nos compatriotes dans les pays Baltes.
Le fait qu’« Amnesty International » a formulé publiquement le terme de « discrimination », en caractérisant la condition des Russophones en Estonie, est certainement positif, car cela laisse espérer un changement vers le mieux. On verra bien si les autorités estoniennes vont « stopper » ou non cette discrimination.
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