Selon cette publication, la semaine dernière, le comité économique de l'OTAN a envoyé aux ambassadeurs des 26 pays membres de l'Alliance atlantique un rapport confidentiel affirmant que la Russie aspirait probablement à créer un cartel gazier avec l'Algérie, le Qatar, la Libye, les Etats d'Asie centrale et peut-être l'Iran afin "d'utiliser la politique énergétique en vue d'atteindre ses objectifs politiques, surtout dans les rapports avec ses voisins, la Géorgie et l'Ukraine".
Selon le quotidien, Dmitri Peskov, premier adjoint au porte-parole du président russe, a indiqué au Financial Times que cette affirmation n'avait aucun fondement. "A mon avis, les auteurs de ces affirmations ne comprennent pas le sens de la position de la Russie sur la sécurité énergétique", a avancé M. Peskov.
"Notre thèse principale est l'interdépendance des producteurs et des consommateurs. Seul un fou peut penser que la Russie puisse user du chantage contre l'Europe en se servant du gaz, parce que nous dépendons aussi des consommateurs européens", a-t-il précisé.
Le Financial Times note que les analystes et les dirigeants des compagnies énergétiques mondiales ont mis en doute l'avertissement des économistes otaniens. Ils rappellent que le commerce international du gaz naturel s'effectue à des conditions différentes de celles du commerce du pétrole et que, par conséquent, la création d'un cartel gazier à l'instar de l'OPEP serait difficile dans ces conditions.