Selon l'agence Kyodo Tsushin qui se réfère à des sources au ministère des Affaires étrangères de Corée du Sud, Taro Aso et Ban Ki-moon, respectivement chefs des diplomaties japonaise et sud-coréenne, ont "déploré" jeudi, au cours d'un entretien téléphonique, l'intention de la Corée du Nord et estimé que cet essai nucléaire était inadmissible. Ils se sont prononcés pour le retour de Pyongyang aux pourparlers à six dans les plus brefs délais.
Choo Kyu-ho, représentant du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, a déclaré mercredi que l'intention de la Corée du Nord de procéder à un essai nucléaire ne pouvait conduire qu'à l'interruption totale par Séoul de la coopération avec Pyongyang et qu'en cas de mise à exécution par la RDPC de ses projets d'essais d'armes nucléaires, toute la responsabilité de leurs conséquences incomberait à Pyongyang.
Etant donné les projets de Pyongyang, le gouvernement japonais a pris la décision de durcir les sanctions économiques unilatérales. A l'ONU, le Japon s'efforce de faire adopter une déclaration exigeant l'abandon par Pyongyang de son intention d'effectuer un essai nucléaire et son retour immédiat aux pourparlers à six.
Mardi dernier, à Tokyo, le premier ministre japonais Shinzo Abe a qualifié les intentions nucléaires de la RDPC de "regrettables" et leur mise à exécution d'"inadmissible". Il examinera les ambitions nucléaires de Pyongyang lors de ses rencontres avec les dirigeants chinois et sud-coréen, le 8 et le 9 octobre, au cours de sa première tournée à l'étranger.
La Corée du Nord a annoncé mardi dernier son intention de procéder à des essais nucléaires, en expliquant leur nécessité par la menace émanant des Etats-Unis. Pyongyang a garanti la sécurité des essais et assuré que le pays n'emploierait pas le premier l'arme nucléaire.
La Corée du Nord promet également de déployer des efforts multiformes en vue de créer dans la péninsule de Corée une zone dénucléarisée et de non-prolifération des armes nucléaires".