Si 87% des interrogés disent faire confiance au chef de l'Etat, contre 10% des avis négatifs, la Douma (chambre basse du parlement russe) recueille autant d'avis positifs et que d'avis négatifs (46%), les syndicats inspirent plutôt la confiance (47% contre 39%), et les partis politiques plutôt la méfiance (38% contre 48%).
Les interrogés qui se méfient de Vladimir Poutine lui reprochent le faible niveau de vie (30%), le non-respect des promesses (17%), la forte orientation pro-occidentale (7%) et l'absence d'améliorations dans la vie du pays (5%).
La Douma se voit reprocher de ne rien faire pour améliorer la vie des gens (23% des avis négatifs), de tromper le peuple pour protéger ses propres intérêts (12%), d'adopter de mauvaises lois (12%), de sombrer dans la corruption et les scandales intérieurs (9%).
Les partis politiques ont les défauts suivants: leurs ténors parlent plus qu'ils ne font (29%), défendent leurs propres intérêts au lieu de protéger ceux du peuple (22%), sombrent dans la corruption (3%) et agissent sous la houlette du gouvernement et du président (1%). Encore 8% des interrogés ne comprennent pas la différence entre les partis, ni ce qu'ils font.
Les syndicats, eux, sont accusés de mener une activité inutile (20%) ou de ne rien faire du tout (19%). 9% des interrogés pensent que les syndicats évitent de remplir leurs obligations directes, celles de défendre les intérêts des travailleurs, et 5% estiment qu'ils suivent la volonté des autorités.
Réalisé dans 153 localités de 46 régions russes, le sondage a touché 1.600 personnes.