"Je pense qu'on n'y est pas prêt, ni les Américains ni nous-mêmes, que nous n'en avons pas besoin", a déclaré l'interlocuteur de l'agence.
A son avis, la Russie et les Etats-Unis sont incapables d'élaborer un nouvel accord du type START-1 prévoyant un strict mécanisme de contrôle et de vérification des potentiels et des ogives nucléaires.
"Pourquoi le faire dans le contexte contemporain, si personne n'a et n'aura besoin de calculer les ogives?" a indiqué la source.
"Il y a des limites au-dessous desquelles nous ne descendrons pas, à savoir 1.500 à 2.000 ogives nucléaires, ce qui est largement suffisant", a-t-il dit.
Selon l'interlocuteur de l'agence, même si l'une des parties possède cinq fois plus d'ogives et de vecteurs que l'autre, rien n'empêcherait que 400 ou 500 missiles ennemis s'abattent sur son sol.
"Les vieux accords dans le domaine des armements stratégiques offensifs, tels les traités russo-américains, sont inefficaces dans les nouvelles conditions, et pour ce qui concerne les règles générales nous disposons du traité de Moscou de 2002", a souligné le responsable russe, en rappelant que ce texte précisait la quantité des ogives pour chacune des parties.