Le Service fédéral des impôts (FNS) n'entend pas renoncer à exiger des producteurs, des grossistes et des vendeurs de spiritueux russes qu'ils se connectent sur le Service informatique public (EGAIS) d'ici au 1-er août, comme le stipule la loi sur la réglementation publique de la production et de la commercialisation des boissons alcoolisées.
Cette information a été communiquée jeudi à plusieurs agence de presse par une source au sein de ce département ayant requis l'anonymat.
Elle a assuré que le problème du logiciel de l'EGAIS serait réglé d'ici le 1er août et que les opérateurs du marché des spiritueux pourraient alors enregistrer et mettre en vente leurs produits. Cette carence du système informatique avait contraint les fabricants de spiritueux à réduire leur production. L'usine moscovite Kristall est particulièrement touchée puisque depuis le début du mois de juillet sa production a chuté de plus de 90%.
En attendant, il ressort des propos tenus jeudi par le ministre russe de l'Agriculture, Alexeï Gordeev, que les défaillances de l'EGAIS avaient provoqué un essor colossal du marché parallèle des spiritueux. Le ministre a fait remarquer que si le problème de l'EGAIS n'était pas réglé, un collapsus pourrait frapper le marché légal des spiritueux. De l'avis d'Alexeï Gordeev, l'absence de fonctionnaires personnellement responsables a un impact des plus négatifs sur la situation. "Si une ou deux personnes étaient destituées maintenant, les choses changeraient aussitôt", a déclaré le ministre.
Les producteurs et les vendeurs de spiritueux ne croient pas aux promesses des autorités d'éliminer rapidement la défaillance de l'EGAIS et ils continuent d'exiger d'elles qu'elles repoussent d'au moins six mois l'obligation de se connecter sur le système pour le mettre au point. L'Union des acteurs du marché des spiritueux (SouAR) et l'association des petits entrepreneurs Dielovaïa Rossia ont fait part de leurs propositions au premier ministre Mikhaïl Fradkov.
Le directeur du département de l'information de la SouAR, Vadim Drobiz, a expliqué à la Nezavissamaïa gazeta que le système devrait fonctionner en régime d'essai tant qu'il ne serait pas entièrement au point. "Peut-être que dans deux ou trois mois, quand l'EGAIS sera bien lancé, la situation redeviendra normale", a dit Vadim Drobiz.