"Le président George W. Bush comprend que son homologue russe a une influence sur la Syrie et l'Iran, contrairement aux Etats-Unis, et il était heureux d'apprendre que Vladimir Poutine les contactait chaque fois qu'il s'agissait de démarches inappropriées et du soutien accordé au Hezbollah ou au Hamas", a indiqué Dan Bartlett, interrogé par des journalistes.
La rencontre des présidents russe et américain dans le cadre du sommet du G8 a révélé "beaucoup de points en commun sur le Proche-Orient, le Hezbollah ou le Hamas", a précisé le conseiller de George W. Bush, ajoutant que les deux présidents étaient "préoccupés par le soutien que ces pays reçoivent de la Syrie et de l'Iran".
Un des journalistes a notamment demandé au responsable américain de citer un exemple concret de ce que pouvait entreprendre le G8 pour régler la situation au Proche-Orient.
"La voix commune des principaux partenaires mondiaux est un signal important susceptible d'exercer la pression nécessaire sur les acteurs du Proche-Orient. Même si cela ne résout pas le problème, cela crée un cadre permettant de poursuivre le processus en y engageant le gouvernement libanais", a expliqué M. Bartlett.
Il y a plus d'un an, le Conseil de sécurité de l'ONU adoptait la résolution 1559 qui créait "un cadre politique pour les dirigeants du monde en devenant la première démarche sérieuse et productive en faveur du règlement de la situation" au Proche-Orient, a-t-il dit.
Lors des entretiens qu'il a eus dimanche matin à Saint-Pétersbourg avec son homologue français Jacques Chirac et le premier ministre Tony Blair, George W. Bush "a arraché un consensus sur la situation au Proche-Orient. L'important est que le règlement du problème ne déborde pas le cadre de la résolution 1559", a souligné M. Bartlett.
Adoptée fin 2004, la résolution 1559 du Conseil de sécurité de l'ONU exige le désarmement au Liban des formations armées telles que le mouvement chiite Hezbollah et de plusieurs groupes palestiniens, et que le Hezbollah cède à l'Etat le contrôle des régions sud du pays.
Israël avance le respect de cette résolution comme condition sine qua non de la cessation des hostilités contre le Liban entamées le mercredi 12 juillet en réponse aux attaques des combattants chiites. Il assure qu'il n'a pas intérêt à étendre les frontières géographiques du conflit vers la Syrie, accusée de soutenir le Hezbollah et les groupes radicaux palestiniens.