"Les démarches entreprises par la Fédération de Russie à l'encontre de Yukos ont coûté aux investisseurs étrangers entre 20 et 40 milliards de dollars", a fait savoir dans un communiqué l'avocat Thomas Johnson, du cabinet Covington & Burling.
Estimant que Yukos avait été "dépossédé sans que ses propriétaires soient indemnisés", le cabinet Covington & Burling a envoyé une lettre à la Fédération de Russie dans le cadre de l'accord d'investissement russo-espagnol par lequel Moscou s'était engagé à traiter les investisseurs espagnols conformément aux normes juridiques internationales.
"La Russie doit participer à l'arbitrage contraignant sur tous les litiges où pourraient figurer les investisseurs espagnols", a souligné Thomas Johnson, précisant que cette lettre n'était que le "sommet d'un énorme iceberg".
Outre l'Espagne, des accords d'investissement analogues ont été signés avec l'Allemagne, la Belgique, la France, la Grande-Bretagne, l'Irlande, l'Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède, et beaucoup d'investisseurs de Yukos sont originaires de ces pays, a indiqué l'avocat.
"Nous espérons qu'une suite positive sera donnée à la requête espagnole comme aux autres requêtes analogues dans le cadre d'un accord à l'amiable ou d'un arbitrage, les deux options ayant été prévues par l'accord d'investissement", a souligné le juriste.
En octobre 2005, le cabinet Covington & Burling a ouvert une campagne judiciaire contre plusieurs hauts représentants des autorités et des grandes entreprises russes, en déposant au tribunal du district fédéral de Columbia une requête au nom des actionnaires minoritaires de Yukos.