Dans une interview que la nouvelle chaîne de télévision non stop Vesti diffusera samedi, 1er juillet, Viktor Khristenko a rappelé que la Russie avait signé la Charte, qu'elle la mettait en pratique mais qu'elle ne l'avait pas encore ratifiée.
"Si cela n'a pas encore été fait, ce n'est pas en raison de la mauvaise volonté des fonctionnaires ou des gestionnaires russes, mais parce que lors de la signature de la Charte il avait été convenu qu'elle ne serait pas ratifiée et appliquée avant la mise au point de certaines clauses optionnelles clés, comme le protocole de transit", a déclaré le ministre.
Celui-ci a indiqué que ces documents constituaient ensemble une assise non pas déclarative, mais légale pour réduire les risques, pour les corporations, pour le busines, pour le travail dans ce secteur énergétique.
"Les pourparlers avancent difficilement", a dit le patron du ministère l'Industrie et de l'Energie en ajoutant qu'il ignorait totalement quant ils prendraient fin.
"Si les choses progressent sur le protocole de transit, si nous parvenons à la compréhension avec nos partenaires, alors la ratification sera envisageable", a indiqué Viktor Khristenko.
"Ici la politique est totalement absente... Notre approche de la question est claire et pragmatique", a souligné le ministre.
Interrogé sur la question de savoir si la charte présentait un avantage pour la Russie, Viktor Khristenko a indiqué que ce document signé par 52 pays "mérite d'exister s'il procure un avantage à tout le monde". Si cela n'était pas le cas on voit mal comment on pourrait parvenir à un consensus, a-t-il ajouté.
A propos d'une avancée éventuelle de la question de la Charte énergétique lors du prochain sommet du G8, Viktor Khristenko a fait remarquer que ce document concernait surtout les intérêts de l'Union européenne et de la Russie du moment que les 25 pays de l'UE représentent la moitié des signataires de la Charte énergétique.