Moscou fonde de grands espoirs dans le Conseil des droits de l'homme de l'ONU

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GENEVE, 20 juin - RIA Novosti. La Russie espère que le Conseil des droits de l'homme (CDH), nouvel organe de l'ONU, saura éviter les erreurs de son prédécesseur - la Commission des droits de l'homme, a déclaré mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Yakovenko.

"Il est nécessaire d'affranchir ce domaine de la coopération internationale de tous les éléments de confrontation, de la politisation et de la politique de "deux poids deux mesures"", a notamment indiqué Alexandre Yakovenko, en intervenant à Genève lors de la première session du CDH dont les travaux se poursuivront jusqu'au 30 juin.

Dans le même temps, la Russie est favorable au maintien de tous les acquis positifs de la Commission, dont le système de procédures spéciales et la Sous-commission de la promotion et de la protection des droits de l'homme, a noté le diplomate. Le chef adjoint de la diplomatie russe a insisté sur le rôle des organisations non gouvernementales (ONG) dans le travail du Conseil des droits de l'homme de l'Organisation des Nations Unies.

La Russie appuie également l'un des principaux acquis du nouveau Conseil que sont des rapports périodiques sur la situation en matière de droits de l'homme dans tous les pays, tout en prônant une "approche réaliste et différenciée d'une telle évaluation", a précisé le vice-ministre russe des Affaires étrangères.

"Aucun Etat au monde n'est totalement irréprochable en matière de violations des droits de l'homme".

"La discrimination des minorités, les atteintes à leurs droits, le problème des non-citoyens, le non-respect des principes fondamentaux de la procédure judiciaire et d'autres abus, tout cela est une source de nouveaux conflits. Si l'on n'en finit pas avec une telle pratique, les conséquences seront des plus graves", a souligné Alexandre Yakovenko.

Le diplomate a en outre exhorté le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) à respecter "le principe de la juste représentation géographique lors du recrutement du personnel".

Auparavant, Alexandre Yakovenko a évoqué ce problème avec Louise Arbour, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. A l'heure actuelle, aucun Russe ne travaille au HCDH, ce qui est parfaitement inadmissible, est persuadé le chef adjoint de la diplomatie russe.

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