"Nous sommes parvenus à un accord à Moscou, les négociations se poursuivent. Un accord d'ensemble est intervenu, seulement certains détails doivent encore être concertés. Nous examinons la proposition de la Russie, mais l'Iran est soucieux d'assurer ses droits", a déclaré le diplomate.
Les négociations dans cette direction seront poursuivies avec la troïka européenne. "En principe l'Iran est d'accord avec la conception générale du problème, mais il a aussi ses propres suggestions. Ils disent vouloir instaurer la confiance, nous nous répondons que nous sommes prêts à tout faire pour cela... Cependant, la politique du deux poids deux mesures n'a pas sa place ici", a souligné Afshar Suleimani.
"Notre programme atomique est exclusivement civil et ne poursuit pas d'autres objectifs. L'Iran a toujours souhaité que la paix règne dans la région, cependant des pays possédant un armement nucléaire, des armes de destruction massive, prétendent que l'Iran développe un programme nucléaire militaire", a indiqué le diplomate iranien.
Interrogé sur la question de savoir pourquoi, afin de dissiper la tension, l'Iran n'accepte-t-il par la proposition d'enrichir de l'uranium en territoire russe, Afshar Suleimani a répondu: "La raison est très simple: une pression politique est exercée sur l'Iran, on recourt à son égard à la politique du deux poids deux mesures".
Au journaliste qui lui demandait si l'Iran avait l'intention de rayer Israël de la carte, l'ambassadeur a fait remarquer que "le président iranien n'a pas dit que l'Iran rayera ce régime de la carte, il a dit que ce régime devait être rayé de la carte". "Les musulmans du monde ne veulent pas l'existence de ce régime occupant des territoires appartenant aux musulmans, et le milliard et demi de musulmans le fera un jour", a dit Afshar Suleimani.