"Dans le secteur énergétique, nous devons appliquer une politique plus diversifiée et les premiers pas dans ce sens ont déjà été accomplis", a déclaré le ministre arménien au cours d'une conférence de presse conjointe à Erevan avec le représentant spécial de l'Union européenne pour le Caucase du Sud Heikki Talvitie, annonce l'agence Novosti-Arménia.
"Le complémentarisme est à la base de la politique extérieure de l'Arménie. Cela nous permet d'en changer certains aspects si cela correspond aux intérêts de notre pays", a noté le chef de la diplomatie arménienne.
Selon lui, les derniers événements qui se sont déroulés dans la sphère de l'énergie illustrent la pertinence de cette approche.
"De récents événements montrent qu'il nous faut revoir certaines approches dans la politique de sécurité énergétique de l'Arménie", a dit le ministre, avant d'exprimer l'espoir que les négociations en cours entre Erevan et Moscou sur le prix du gaz aboutiront finalement.
En matière de diversification des sources d'approvisionnement en gaz, l'Arménie fonde de grands espoirs dans la construction du gazoduc Iran-Arménie, a indiqué le ministre.
L'accord sur la construction de ce gazoduc long de 140 km a été signé en 2004. Le coût global des travaux est estimé à 220 millions de dollars au maximum. Les travaux sur le secteur arménien ont été lancés en novembre 2005. Le gaz iranien doit arriver en Arménie en janvier 2007 au plus tard. En vertu de l'accord, l'Arménie importera pendant 20 ans 36 milliards de mètres cubes de gaz iranien (et 47 milliards si l'accord est prorogé de cinq ans encore). Ce gaz sera brûlé dans les centrales thermiques arméniennes dont l'électricité sera consommée à l'intérieur du pays et exportée vers l'Iran.