"Nous sommes persuadés que la mission de l'organisation cette année est la mise en �uvre de la "feuille de route" de Ljubljana tendant notamment à élever l'efficacité de l'OSCE", a notamment indiqué le délégué permanent adjoint de la Fédération de Russie auprès de l'OSCE, en intervenant devant le Conseil permanent de l'OSCE qui s'est réuni jeudi à Vienne pour la première fois cette année.
"Les perspectives mêmes de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe sont fonction des résultats de ce travail qui déterminera aussi l'utilité même de l'Organisation pour tous ses pays-membres, ainsi que sa capacité de jouer un rôle notable dans les affaires européennes", a fait remarquer Vladimir Voronkov.
La Russie estime nécessaire de commencer ce travail par la "mise en place d'un format de négociations approprié qui comprenne l'ensemble des tâches fixées dans la "feuille de route", a continué le diplomate.
Et d'ajouter: "Il serait bon d'y progresser petit à petit, en passant des questions simples à des problèmes plus compliqués et politiquement plus "sensibles", tout en renforçant parallèlement l'atmosphère de confiance et de compréhension mutuelle".
Le délégué permanent adjoint de la Fédération de Russie auprès de l'OSCE a cité parmi les autres priorités les questions liées notamment au statut juridique de l'Organisation, à la modernisation de son Secrétariat, au renforcement du rôle du Secrétaire général de l'OSCE, à l'élévation de l'efficacité des institutions et des opérations sur le terrain de l'Organisation, ainsi qu'au perfectionnement de son planning budgétaire.
Vladimir Voronkov a aussi insisté sur la nécessité d'améliorer la qualité et la transparence des activités du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme (BIDDH) et en premier lieu sur le volet électoral".
Pour sa part, le président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et ministre des Affaires étrangères de la Belgique, Karel de Gucht, a abordé aussi ce thème dans son rapport, en relevant que les derniers développements avaient bien démontré la nature "sensible", somme toute, des élections, et plus précisément des missions d'observation aux élections.
Quoi qu'il en soit, a-t-il déclaré, "ce n'est pas du tout une raison pour mettre en doute la légitimité et l'utilité des institutions telles que le BIDDH". "Ces institutions ont été créées pour conforter et non pas torpiller, comme certains le prétendent parfois, les processus démocratiques en cours où qu'ils se déroulent dans le monde", a signalé le président en exercice de l'OSCE.
Selon Karel de Gucht, les pays-membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe doivent "utiliser complètement et en temps opportun tous les instruments mis en place destinés à garantir la transparence et la responsabilité (au cours des élections)".
A cette occasion, le chef de la diplomatie belge a exhorté la Biélorussie à inviter les observateurs du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l'homme aux élections présidentielles qui approchent dans ce pays.