MOSCOU, 12 janvier - RIA Novosti. La levée par l'Iran des scellés de l'AIEA sur les sites nucléaires "n'est pas illégale sur le plan du droit international", a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans une interview jeudi à la radio Écho de Moscou.
"Les scellés ont été levés en présence d'inspecteurs de l'AIEA. Ces derniers sont tenus d'accepter les demandes des autorités d'assister aux opérations de ce type", a-t-il déclaré.
Le dossier iranien sera débattu la semaine prochaine à Londres où se réuniront les représentants de la troïka européenne (France, Allemagne et Grande-Bretagne), de la Russie, des États-Unis et de la Chine, a-t-il annoncé.
Le chef de la diplomatie russe a indiqué avoir examiné le dossier iranien par téléphone avec la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice et le ministre allemand des Affaires étrangères, ajoutant qu'il était aussi en contact permanent avec ses homologues britannique et français.
"La troïka européenne a déclaré que puisque l'Iran se retirait du moratoire sur les travaux d'enrichissement d'uranium, elle jugeait inutile la nouvelle réunion avec Téhéran programmée pour la mi-janvier", a constaté M. Lavrov.
La Russie cherchera avec d'autres pays à convaincre Téhéran de rentrer dans le giron du moratoire sur le programme nucléaire iranien. "C'est la mission cruciale qui sera débattue au sein du Conseil des gouverneurs de l'AIEA", a indiqué le ministre.
"Tout en reconnaissant le droit de l'Iran à l'énergie nucléaire civile, l'immense majorité des membres de la communauté internationale, la Russie comprise, partent du principe que l'application par l'Iran de ses obligations connexes doit précéder l'exercice de ce droit, a relevé Sergueï Lavrov. L'Iran devrait notamment expliquer en détail à l'AIEA ce qu'il a réalisé dans le cadre de son programme nucléaire".
Jusqu'à ce que ces questions soient éclaircies, "il est particulièrement important que l'Iran respecte le moratoire sur les recherches nucléaires", a estimé M. Lavrov.